Complicité du Canada avec les frappes militaires illégales des États-Unis : Quand la politique de santé publique en matière de drogues rencontre les exécutions extrajudiciaires

Depuis le 2 septembre 2025, l’armée américaine a tué au moins 57 civils dans les eaux internationales, lors de frappes que le droit international et les autorités chargées des droits de l’homme ont condamnées comme étant illégales.1 Des preuves de plus en plus nombreuses démontrent l’implication importante du Canada dans ces opérations militaires menées par les États-Unis.2 3

À la base, la politique prohibitionniste en matière de drogues est de plus en plus discréditée, car elle ne parvient pas à mettre un terme à la consommation de drogues et réussit à engendrer des dommages et des souffrances. Elle sape à la fois les droits de l’homme et les réponses efficaces en matière de santé publique, à l’intérieur et à l’extérieur du pays.4 Au lieu d’endiguer le flux de drogues non réglementées, la prohibition a poussé la production et le commerce de drogues dans la clandestinité, renforcé le crime organisé, porté un préjudice disproportionné à des communautés déjà marginalisées, accéléré la dégradation de l’environnement et contribué à l’instabilité, à la violence et aux violations des droits de l’homme à l’étranger, tout en alimentant une crise de la drogue toxique non réglementée dans le pays.5678

La campagne d’exécutions extrajudiciaires des États-Unis est une escalade dangereuse de la politique prohibitionniste, et en s’alignant et en y participant, le Canada abandonne ses valeurs déclarées et met en péril sa crédibilité internationale. Il n’y a rien à gagner à tenter d’apaiser l’actuel président américain : La déférence du Canada à l’égard des caprices du président Trump et sa complicité continue dans ces attaques illégales ne feront que causer du tort.

Passez à l’action : exigez de nos dirigeants élus qu’ils rendent des comptes. Exhortez votre député à

  • supprimer l’échappatoire de l’exportation d’armes
  • soutenir le projet de loi C-233, et
  • suspendre le rôle du Canada dans l’opération CARIBBE.

La situation

Le 2 septembre 2025, le président américain Donald Trump a annoncé que l’armée américaine avait mené une frappe aérienne sur un navire dans les Caraïbes, affirmant que le bateau était utilisé par le cartel Tren de Aragua pour faire passer de la drogue depuis le Venezuela.9 Depuis lors, au moins neuf autres frappes ont visé des bateaux civils dans les eaux internationales, tant dans les Caraïbes que dans le Pacifique Est. Le nombre de morts s’élève désormais à 57 personnes au minimum. L’administration Trump n’a fourni aucune preuve à l’appui de ses allégations de trafic de drogue.101112

Alors que l’administration Trump présente ces attaques comme faisant partie d’une campagne militaire contre le trafic de drogue, Human Rights Watch les a catégoriquement qualifiées d’exécutions extrajudiciaires en violation du droit international et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP).13 Les experts notent que la justification fragile de Trump pourrait ne pas concerner la drogue du tout, mais plutôt servir de couverture à l’ingérence politique et au changement de régime au Venezuela.14

Pour comprendre pourquoi ces frappes sont illégales, il est important de savoir que, selon les experts juridiques, cette situation ne constitue pas un usage légal de la force militaire en vertu du droit international.15 Il n’existe pas de conflit armé entre les États-Unis et les États cités par Trump, comme la Colombie ou le Venezuela, ni entre les États-Unis et les groupes criminels présumés impliqués. Le recours à la force meurtrière contre des civils en mer constitue une violation du droit à la vie en vertu de l’article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. 16

Ces frappes constituent un recours illégal à la force militaire ciblant des civils dans les eaux internationales, sans procédure régulière ni contrôle judiciaire. Selon le droit des droits de l’homme, “les responsables de l’application de la loi, y compris le personnel militaire, doivent chercher à minimiser les blessures et à préserver la vie humaine. Ils ne peuvent recourir à la force meurtrière que lorsque cela est strictement inévitable pour se protéger contre une menace imminente de mort ou de blessure grave”.17 En vertu du droit international et du droit canadien, lorsqu’une personne est accusée d’avoir enfreint la loi, elle a le droit d’être traitée conformément à ce que l’on appelle au Canada les principes de justice fondamentale et, dans certaines juridictions, les garanties d’une procédure régulière. Cela inclut des protections de base telles que la présomption d’innocence, la confrontation des preuves dans le cadre d’un procès équitable et la possibilité de faire appel.

L’Union américaine pour les libertés civiles a déclaré sans ambages : “Les frappes de bateaux de Trump tuent des civils potentiellement innocents : “Les frappes de bateaux de Trump tuent des civils potentiellement innocents. Il faut y mettre un terme”.18

L’implication du Canada

Les preuves de la complicité du Canada dans les frappes illégales des États-Unis s’accumulent. Le Canada participe à l’opération CARIBBE décrit par le ministère de la Défense nationale comme “la contribution du Canada aux opérations renforcées de lutte contre les stupéfiants menées par les États-Unis dans la mer des Caraïbes et dans l’est de l’océan Pacifique”.19 Dans le cadre de CARIBBE, qui a débuté en 2006 et s’est élargi grâce à un protocole d’accord conclu en 2010, les navires et les aéronefs des Forces armées canadiennes sont déployés pour fournir des renseignements, de la surveillance, un soutien logistique et des équipements qui permettent aux opérations militaires américaines de se dérouler.

Le coût ? Plus de 11 millions de dollars par an au cours des derniers exercices. 20

Bien que le ministère canadien de la défense nationale insiste sur le fait que ses activités sont “séparées et distinctes” des frappes aériennes américaines, de telles distinctions n’ont aucun sens en l’absence de contrôle indépendant. Les faits montrent que la participation du Canada fournit l’infrastructure de surveillance qui rend ces frappes possibles.

Plus accablant encore, la technologie canadienne a été directement liée aux frappes. Selon des recherches approfondies menées par Project Ploughshares et vérifiées de manière indépendante par CBC, des capteurs fabriqués au Canada ont probablement aidé à identifier les cibles des récentes frappes américaines près du Venezuela.2122 En fournissant un soutien logistique, des renseignements, une surveillance et des équipements, le Canada est complice de ces exécutions extrajudiciaires, que ce soit ou non un citoyen canadien qui tire.

La faille dans les exportations d’armes : Une couverture légale pour des actes illégaux

Le Canada a adhéré au traité sur le commerce des armes (TCA) en 2019, ce qui l’oblige légalement à veiller à ce que les exportations de biens militaires ne contribuent pas à des violations du droit international.23 Pourtant, le Canada continue d’exempter les États-Unis des contrôles à l’exportation en vertu de la Loi sur les licences d’exportation et d’importation, ce qui permet aux composants d’armes fabriqués au Canada d’entrer dans les chaînes d’approvisionnement américaines en grande partie sans contrôle.24

Selon Project Ploughshares, des composants canadiens ont été trouvés dans des systèmes d’armes américains déployés à Gaza, au Yémen et maintenant dans les frappes militaires américaines illégales sur des bateaux dans les Caraïbes.25

La licence générale d’exportation n° 47 (GEP-47) rationalise les expéditions d’articles contrôlés par le TCA vers les États-Unis, où les pièces peuvent être intégrées dans des armes et réexportées avec beaucoup moins de visibilité et de contrôle de la part du Canada.26

Alors que le Canada prétend défendre les droits de l’homme et une approche de santé publique en matière de politique des drogues, notre régime d’exportation permet activement l’utilisation de la force militaire contre des civils et garantit un déni plausible plutôt qu’une obligation de rendre des comptes.

Le projet de loi C-233 de la députée Jenny Kwan vise à combler cette lacune en supprimant les exemptions nationales, en exigeant des certificats d’utilisation finale et en rendant obligatoire la présentation au Parlement d’un rapport annuel sur le respect du traité sur le commerce des armes.27 Ce projet de loi représente une étape cruciale pour garantir que le Canada ne permette pas les violations des droits de l’homme à l’étranger.

La politique en matière de drogues doit respecter les droits de l’homme

Le cadre juridique international est sans ambiguïté. Larésolution 60/26 du Conseil des droits de l’homme des Nations unies , adoptée par consensus en 2025, fait des droits de l’homme – et non de la criminalisation – le cadre fondamental de la coopération internationale en matière de drogues.2829 La résolution appelle les États à intégrer la réduction des méfaits dans les politiques de santé publique, à respecter les droits des autochtones, à s’attaquer aux méfaits environnementaux et à protéger les acteurs de la société civile qui travaillent sur la réforme des drogues.

Cette résolution affirme que la politique en matière de drogues fait partie intégrante du système des droits de l’homme, plutôt que de relever uniquement d’organes chargés de l’application de la loi tels que la Commission des stupéfiants. Pourtant, le Canada n’a pas pleinement approuvé ou mis en œuvre ce changement, bien qu’il soit lié par les traités internationaux relatifs aux droits de l’homme, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC).

De même, le rapport d’août 2023 du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, intitulé “Défis en matière de droits de l’homme dans le traitement et la lutte contre tous les aspects du problème mondial de la drogue”, invite les États membres à envisager une réglementation responsable des marchés de la drogue, ce qui s’écarte nettement de l’approche internationale militarisée que le Canada soutient actuellement.30

Le rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à la santé a été tout aussi clair : la réduction des méfaits doit être au cœur de la politique en matière de drogues, et les approches répressives qui violent le droit à la santé sont incompatibles avec le droit international.31

L’hypocrisie à la maison

La contradiction est flagrante. Au niveau national, le gouvernement fédéral se targue d’une approche de santé publique en matière de drogues. Dans la pratique, l’application de la loi et la militarisation dominent les dépenses. 32 En 2025, dans des tentatives infructueuses d’apaiser Trump, Ottawa a déployé un plan frontalier de 1,3 milliard de dollars, nommé un “tsar du fentanyl” fédéral et avancé des lois frontalières agressives – des mesures qui augmentent considérablement les dépenses consacrées à l’application de la loi, alors que les communautés manquent toujours d’un financement stable pour le logement, les services de réduction des méfaits et le traitement.33

Pendant ce temps, la crise des médicaments toxiques non réglementés continue de tuer des milliers de Canadiens chaque année.34 Chaque dollar dépensé pour l’application de la loi et les frappes militaires illégales est un dollar qui n’est pas dépensé pour ce dont les communautés ont besoin : la prévention des overdoses, une réglementation responsable, le traitement volontaire à la demande et le logement – desinterventions qui ont fait leurs preuveset qui sontexplicitement recommandées par les directives des Nations unies en matière de droits de l’homme.

Cela reflète le modèle mondial : la prohibition ne parvient pas à réduire la consommation de drogues, mais réussit à rendre la production clandestine, à renforcer le crime organisé et à contribuer à l’instabilité, à la violence et aux violations des droits de l’homme à l’étranger, tout en alimentant une crise toxique de la drogue à l’intérieur du pays.

Ce que le Canada doit faire maintenant

Pour aligner ses politiques sur ses valeurs déclarées, le droit international et les droits de l’homme, le Canada doit.. :

1. Mettre fin à l’échappatoire de l’exportation d’armes. Adopter le projet de loi C-233 pour mettre fin à l’exemption américaine, rendre obligatoires les certificats d’utilisation finale et présenter au Parlement un rapport annuel sur le respect du TCA. La mise en œuvre devrait inclure un plan de transition équitable pour les travailleurs du secteur de la fabrication de matériel de défense.

2. Suspendre la participation à l’opération CARIBBE dans l’attente d’un examen juridique indépendant portant sur le respect du droit international et des normes en matière de droits de l’homme. Cet examen doit porter sur le partage des renseignements, l’autorité de commandement et les garanties contre les équipements, logiciels et données produits par le Canada et permettant des frappes létales.

3. Approuver formellement et mettre en œuvre la résolution 60/26 du Conseil des droits de l’homme des Nations unies dans le cadre de la stratégie nationale antidrogue du Canada. Il s’agit notamment d’intégrer les principes de réduction des méfaits, les droits des autochtones et la protection de l’environnement dans le droit national.

4. Réorienter les fonds alloués à l’armée et aux forces de l’ordre vers des mesures de soutien communautaire qui ont fait leurs preuves. Réaffecter les fonds gaspillés et nuisibles consacrés à l’application de la loi à des mesures de soutien efficaces : prévention des overdoses, traitement volontaire à la demande, logement, réglementation responsable, salaires décents et services gérés par la communauté. C’est exactement ce que recommandent les orientations des Nations unies en matière de droits de l’homme.

5. Soutenir les rapports du HCDH sur l’impact des politiques en matière de drogues. Contribuer au financement canadien d’études sur la pauvreté, la race, le genre, les droits des autochtones et les dommages environnementaux liés à la politique en matière de drogues.

Le Canada doit choisir : affirmer ses valeurs ou soutenir le meurtre ordonné par Trump

La véritable sécurité repose sur les faits, la santé et les droits de l’homme, et non sur la peur et la force. Chaque dollar, chaque choix politique et chaque décision diplomatique devrait refléter un principe fondamental : le droit à la vie, à la dignité et à la santé n’est pas négociable.

Le fait de tuer des civils en mer est contraire au droit international et perpétue les cycles de souffrance et de violence.

La participation du Canada aux frappes militaires menées par les États-Unis semble démontrer que notre souveraineté et nos valeurs restent conditionnées par les priorités américaines. Pour être à la hauteur des principes que nous prétendons défendre, nos dirigeants élus doivent prendre position : soutenir le cadre des droits de l’homme de l’ONU, combler les lacunes en matière d’exportation et mettre fin à la complicité du Canada dans les meurtres extrajudiciaires.

Passez à l’action

Contactez votre député pour soutenir le projet de loi C-233, exiger que le Canada se retire de l’opération CARIBBE jusqu’à ce qu’un examen juridique indépendant soit effectué, et insister pour que les fonds fédéraux soient consacrés à la santé et au soutien des communautés, et non aux navires de guerre et aux frappes aériennes qui tuent des civils.


  1. https://www.amnesty.org/en/latest/news/2025/10/u-s-airstrikes-in-latin-america-and-the-caribbean-are-murder-congress-must-stop-them-now/ ↩︎
  2. https://www.cbc.ca/news/canada/newfoundland-labrador/us-airstrikes-caribbean-drug-smugglers-9.6932751 ↩︎
  3. https://ploughshares.ca/targeted-from-above-canadian-sensors-facilitating-unlawful-u-s-airstrikes-in-the-caribbean/ ↩︎
  4. La politique prohibitionniste en matière de drogues, aussi fréquemment appelée approche fondée sur la criminalisation ou “guerre contre la drogue”, fait référence à une série de politiques, de pratiques et de lois introduites au cours du 20e siècle qui criminalisent la consommation de drogues et les activités qui y sont associées. Bien que son objectif déclaré soit généralement de réduire ou d’éliminer la consommation et la disponibilité des drogues, il est aujourd’hui largement reconnu non seulement qu’elle n’y est pas parvenue malgré des investissements publics massifs et soutenus, mais aussi qu’elle a eu de graves conséquences négatives, ressenties de manière disproportionnée par les communautés marginalisées. ↩︎
  5. On manque de données démontrant l’efficacité des efforts d’application de la loi au Canada. https://www.canada.ca/en/health-canada/corporate/transparency/corporate-management-reporting/evaluation/canadian-drugs-substances-strategy.html ↩︎
  6. Dans un rapport publié en 2020, la Commission mondiale sur la politique des drogues a estimé qu’iln’existait”aucune preuve solide que l’intensification de la répression augmente les coûts réels pour les trafiquants de drogue↩︎
  7. https://www.healthpovertyaction.org/wp-content/uploads/2023/10/REPORT-Revealing-the-Missing-Link-to-Climate-Justice-Drug-Policy.pdf ↩︎
  8. En 2024, une étude exploratoire publiée dans l’International Journal of Drug Policy a trouvé des “preuves cohérentes que les mesures de saisie liées au fentanyl” étaient associées à une mortalité par overdose plus élevée. https://doi.org/10.1016/j.drugpo.2024.104321 ↩︎
  9. https://x.com/RapidResponse47/status/1962955342523879613 ↩︎
  10. Guardian, “Colombia urges US to halt strikes on alleged drug-smuggling boats : ‘It is murder’” (23 octobre 2025) ↩︎
  11. ABC News, “Trump administration conducts military strikes on suspected drug-courier boats in the Pacific” (23 octobre 2025) ↩︎
  12. WOLA, “La frappe mortelle de l’armée américaine sur des trafiquants de drogue présumés crée un dangereux précédent dans la ‘guerre contre la drogue’” ↩︎
  13. https://www.hrw.org/news/2025/09/18/us-maritime-strikes-amount-to-extrajudicial-killings ↩︎
  14. https://www.npr.org/2025/10/24/nx-s1-5584173/trump-drug-boats-venezuela-maduro ↩︎
  15. https://www.justsecurity.org/119985/labels-ustify-lethal-force-venezuelan-boat-strike/ ↩︎
  16. Human Rights Watch, “US : Maritime Strikes Amount to Extrajudicial Killings” (18 septembre 2025) ↩︎
  17. https://www.hrw.org/news/2025/09/18/us-maritime-strikes-amount-to-extrajudicial-killings ↩︎
  18. ACLU/MSNBC Opinion, “Les frappes de bateaux de Trump tuent des civils potentiellement innocents. Il faut les arrêter” (15 octobre 2025) ↩︎
  19. Gouvernement du Canada, ministère de la Défense nationale, “Opération CARIBBE” ↩︎
  20. https://www.canada.ca/en/department-national-defence/corporate/reports-publications/departmental-plans/departmental-plan-2025-26/planned-costs-major-caf-operations.html ↩︎
  21. https://ploughshares.ca/targeted-from-above-canadian-sensors-facilitating-unlawful-u-s-airstrikes-in-the-caribbean/ ↩︎
  22. https://www.cbc.ca/news/canada/canadian-miliary-technology-1.7650129 ↩︎
  23. https://www.thearmstradetreaty.org/hyper-images/file/TheArmsTradeTreaty1/TheArmsTradeTreaty.pdf ↩︎
  24. https://laws-lois.justice.gc.ca/eng/acts/e-19/ ↩︎
  25. https://ploughshares.ca/targeted-from-above-canadian-sensors-facilitating-unlawful-u-s-airstrikes-in-the-caribbean/ ↩︎
  26. https://laws-lois.justice.gc.ca/eng/regulations/SOR-2019-230/index.html ↩︎
  27. https://www.parl.ca/legisinfo/en/bill/45-1/c-233 ↩︎
  28. https://docs.un.org/en/A/HRC/RES/60/26 ↩︎
  29. https://idpc.net/blog/2025/10/the-human-rights-council-asserts-its-role-in-drug-policy-at-a-time-of-global-change ↩︎
  30. https://www.ohchr.org/en/documents/thematic-reports/ahrc5453-human-rights-challenges-addressing-and-countering-all-aspects ↩︎
  31. https://www.ohchr.org/en/documents/thematic-reports/ahrc5652-drug-use-harm-reduction-and-right-health-report-special ↩︎
  32. L’évaluation horizontale 2023 de la Stratégie canadienne relative aux drogues et aux substances (SDCS) a révélé que, même avant les récentes annonces de financement, l’application de la loi consommait déjà 58 % des fonds fédéraux, contre seulement 18 % pour la prévention, 13 % pour le traitement, 8 % pour la réduction des méfaits et 3 % pour la recherche. https://www. canada.ca/en/health-canada/corporate/transparency/corporate-management-reporting/evaluation/canadian-drugs-substances-strategy.html ↩︎
  33. https://www.canada.ca/en/public-safety-canada/news/2024/12/the-government-of-canadas-border-plan-significant-investments-to-strengthen-border-security-and-our-immigration-system.html ↩︎
  34. https://health-infobase.canada.ca/substance-related-harms/opioids-stimulants/ ↩︎