Author: Canadian Drug Policy Coalition

  • VCH Safer Use Strategies to Avoid the Risk of COVID-19

    VCH Safer Use Strategies to Avoid the Risk of COVID-19

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    Guidance from Vancouver Coastal Health Authority on safer use strategies to avoid the transmission of COVID-19.

  • Interim Guidance on COVID-19 for Homeless Service Providers

    Interim Guidance on COVID-19 for Homeless Service Providers

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    This document provides guidance specific for homeless service providers (such as overnight emergency shelters, day shelters, and meal service providers) during the outbreak of COVID-19 virus. Homeless service providers should collaborate, share information, and review plans with local health officials to help protect their staff, clients and guests.

  • COVID-19 Guidance for Clinicians & Opioid Treatment Programs

    COVID-19 Guidance for Clinicians & Opioid Treatment Programs

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    Guidance from the Yale Program in Addiction Medicine

  • Guidance for People Who Use Substances During COVID-19

    Guidance for People Who Use Substances During COVID-19

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    Be aware that some early symptoms of withdrawal and COVID-19 infection are similar. These include fever and muscle soreness. If symptoms include a persistent cough, it could be COVID-19.

  • COVID-19 Guidance for People Who Use Drugs

    COVID-19 Guidance for People Who Use Drugs

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    COVID-19, an illness caused by a newly identified type of coronavirus, can cause a respiratory infection and lead to health problems. It’s usually mild and most people recover quickly if they have it, but it can be very serious for people with stressed immune systems or underlying conditions or older adults, so it’s important to stay informed.

    The most important thing is to be prepared and knowing what to do will help you. Even if you don’t see a widespread COVID-19 outbreak in your area, the hand-washing and other prevention actions described here are good practices for fighting off bugs like the cold or the flu.

  • COVID-19 Guidance for Harm Reduction Programs

    COVID-19 Guidance for Harm Reduction Programs

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    COVID-19, an illness caused by a newly identified type of coronavirus, can cause a respiratory infection and lead to health problems. It’s usually mild and most people recover quickly if they have it, but it can be very serious for people with stressed immune systems or underlying conditions or older adults, so it’s important to stay informed.

    The most important thing is to be prepared and knowing what to do will help you. Even if you don’t see a widespread COVID-19 outbreak in your area, the hand-washing and other prevention actions described here are good practices for fighting off bugs like the cold or the flu.

  • OPEN LETTER: Calling on the Alberta Government to retract supervised consumption site report

    OPEN LETTER: Calling on the Alberta Government to retract supervised consumption site report


    We, the undersigned scientists and scholars, produce methodologically-sound research and knowledge. We declare, clearly and unequivocally, that the findings contained in Albert’s SCS report were produced using unsound research methods and deficient analytic procedures.

    Alberta’s SCS review does not satisfy the minimal standards for a credible evaluation or a quality study. The report lacks validity and reliability and, therefore, should not be used to inform public policy.

  • Le soulagement de la douleur, une difficulté : problèmes d’accès à la marijuana médicinale  en Australie et au Canada

    Le soulagement de la douleur, une difficulté : problèmes d’accès à la marijuana médicinale en Australie et au Canada

    J’ai très vite compris que le Grand Nord blanc et son antipode ont beaucoup en commun : nous sommes tous deux des démocraties parlementaires; nous sommes tous deux avides de noyer les frites dans la sauce (même si les Australien-nes les appellent « chips » et n’ajoutent pas de fromage); et bien sûr, nous avons tous deux un système universel de soins de santé.

    Chacun de nos pays est fier, à juste titre, de son système de santé. Australien-nes et Canadien-nes, en étant témoins du débat qui fait rage actuellement aux États-Unis sur l’universalité des soins de santé, peuvent se dire : « Oh, comme c’est primitif, nous avons fait ça il y a longtemps. » Pourtant, malgré nos systèmes fantastiques, tant au Canada qu’en Australie, les patients ont encore du mal à accéder à un médicament antidouleur qui est vital, entièrement naturel et qui s’est révélé avoir toute une gamme d’autres avantages pour la santé, notamment en aidant des enfants atteints d’épilepsie à réduire leur risque de crise (Thomas & Cunningham, 2019). Je parle bien sûr du cannabis.

    Au Canada, la marijuana médicinale n’est pas un médicament remboursé par les assurances gouvernementales. Par conséquent, les coûts sont prohibitifs. En 2019, au Canada, le coût de la marijuana médicinale était en moyenne 75 % plus élevé par gramme que celui de la marijuana non médicinale. Cela peut sembler peu, mais lorsque l’on achète en quantité plus importante, pour remplir une ordonnance, ces coûts s’additionnent. La marijuana médicinale n’est pas assurée en Australie non plus; une cure de six à huit semaines de marijuana médicinale peut coûter plus de 750 dollars australiens (662 dollars canadiens). Cela peut entraîner une augmentation rapide des coûts des soins de santé; en Australie, le coût du traitement d’un enfant épileptique au moyen d’une dose standard de marijuana médicinale est de 60 000 dollars australiens (52 573 dollars canadiens) par année. Comme ces coûts ne sont pas couverts par l’assurance, il s’agit d’une facture médicale écrasante pour de nombreuses familles.

    Au Canada, certains changements ont été apportés pour répondre à cette situation. Des organismes comme CanniMed accordent un tarif de compassion pour le coût de la marijuana médicinale aux personnes qui touchent des prestations d’invalidité ou de chômage; et Anciens Combattants Canada couvre également ses membres inscrit-es pour l’utilisation de marijuana médicinale. Malheureusement, ce ne sont que deux exceptions. Un grand nombre de Canadien-nes à faible revenu qui ont besoin de marijuana médicinale demeurent incapables de surmonter les coûts prohibitifs. En Australie, les gouvernements de certains États ont cherché à contrer les charges financières par des programmes d’accès compassionnel, comme le cadre mis en place dans l’État de Victoria en vertu de la loi de 2016 sur l’accès à la marijuana médicinale. Ce programme subventionne le coût de la marijuana, mais uniquement pour des enfants épileptiques et seulement si les autres traitements ont échoué. Bien qu’il s’agisse d’une protection importante pour des enfants vulnérables, le régime est actuellement plafonné à 90 participant-es, ce qui en limite également la portée.

    De même, l’Australie et le Canada sont tous deux confrontés à des problèmes régionaux, car la marijuana médicinale est beaucoup plus accessible dans les villes que dans les zones rurales. Dans ces deux pays, des rapports troublants font état de personnes qui doivent faire des heures de route, à partir de leur région, afin de faire exécuter des ordonnances, soit en raison d’un manque de cliniques, soit (comme cela s’est produit au Manitoba en mars 2018) à cause de l’épuisement des stocks dans les cliniques.

    Bien sûr, le vent tourne au Canada. La marijuana étant légalisée pour un usage récréatif, les médecins hésitent de moins en moins à la prescrire. À mesure que la normalisation de l’utilisation de marijuana se poursuit, les compagnies d’assurance et les organismes gouvernementaux se rapprochent de la couverture de la marijuana médicinale. La culture légale de la plante de cannabis contribue également à combler le fossé pour les communautés rurales qui, autrement, pourraient avoir du mal à accéder à de la marijuana médicinale.

    Parallèlement, l’illégalité de la marijuana en Australie crée des obstacles supplémentaires à l’atteinte de résultats de santé, ce qui met en danger les personnes marginalisées qui ont besoin de ce médicament. Alors que les personnes riches peuvent surmonter les coûts prohibitifs de l’accès au soulagement de la douleur, les familles à faible revenu sont obligées de choisir entre une douleur atroce et le risque d’arrestation. Ceci est un autre rappel brutal du fait que notre approche aux drogues est dépassée et a de réels effets négatifs qui touchent de manière disproportionnée des groupes défavorisés.

    Le régime prohibitif de l’Australie est au moins sensé d’un point de vue logique : nous sommes encore à nous habituer à ce que la marijuana soit utilisée à des fins récréatives, ce qui entraîne une hésitation quant à son utilisation médicale. Malgré la lente décriminalisation de l’usage récréatif de la marijuana dans certains États et territoires, il reste encore beaucoup à faire avant d’arriver à une réglementation légale à grande échelle. Mais il est triste de constater qu’au Canada, alors qu’il est aussi facile d’acheter de la marijuana en boutique que de l’alcool, des fournisseurs d’assurance maladie et le gouvernement tardent encore à reconnaître les bienfaits médicaux de cette substance.

    Les Australien-nes et les Canadien-nes ont le droit d’être fiers et fières de leurs systèmes de soins de santé. Mais n’oublions pas qu’en ce qui concerne la marijuana médicinale, nous avons encore un long chemin à parcourir. Si les deux pays ne prennent pas de mesures plus importantes pour en améliorer l’accessibilité, nos prétentions de supériorité ne seront guère plus que de la poudre aux yeux.



    Thomas, Rhys H & Cunningham, Mark O (2019). Cannabis and epilepsy. Practical Neurology, 10, 465-471.

  • De l’antipode au Downtown Eastside : l’expérience d’un Australien dans des SPS et dans la communauté des soignant-es qui sauvent des vies

    De l’antipode au Downtown Eastside : l’expérience d’un Australien dans des SPS et dans la communauté des soignant-es qui sauvent des vies

    En tant qu’Australien à Vancouver, j’ai l’habitude de semer un peu la confusion dans l’esprit des gens. Parfois, les gens ne savent pas si je suis d’origine britannique ou néozélandaise. Parfois, ma façon de commander un café fait froncer les sourcils aux baristas. Et un jour, j’ai fait l’erreur d’utiliser l’expression argotique « that’s fair dinkum » (qui signifie « c’est la vérité ») dans une conversation avec un ami canadien qui insistait pour dire que l’australien devait être une langue en soi.

    Mais dans le domaine des politiques sur les drogues au Canada, j’observe une chose qui crée plus de confusion que n’importe quel détail d’accent linguistique. Lorsque je dis à quelqu’un que « l’Australie est loin derrière le Canada en matière de réduction des méfaits », sa mâchoire tombe. Réponse fréquente : « Mais l’Australie a des sites d’injection sécuritaire depuis les années 1990! » – et ce n’est vrai qu’à moitié.

    L’Australie possède actuellement deux centres d’injection supervisée. L’un est géré par la Uniting Church, à Sydney, et l’autre est un établissement gouvernemental qui a vu le jour en 2018 dans ma ville natale, Melbourne. Donc, l’Australie est en retard dès qu’il est question de chiffres : la ville de Vancouver compte dans un seul pâté de bâtiments un plus grand nombre d’établissements de réduction des méfaits que tout le continent australien. Mais il y a d’autres choses à copier du Canada.

    (Interactive Map)

     

    J’effectue un stage à la Coalition canadienne des politiques sur les drogues (CCPD), depuis janvier, et après mes débuts j’ai saisi l’occasion de faire du bénévolat une fois par semaine à l’Overdose Prevention Society (OPS), qui gère un site à bas seuil en prévention des surdoses. Je voulais aider un organisme qui sauve des vies et mieux comprendre un point de vue de l’extérieur du monde universitaire, sur les politiques en matière de drogues. Ceci m’a vite rappelé l’importance des sites de prévention des surdoses : dès mon premier soir de travail, il y a eu trois surdoses en trois heures. Grâce à l’intervention des employé-es, des bénévoles et des services paramédicaux, les trois personnes ont survécu – trois vies sauvées. Ceci se produit tous les jours. Et le nombre de décès évités est beaucoup plus grand.

    (Interactive Graph)

     

    Mais il y a une autre différence entre les sites de prévention des surdoses (SPS) et les sites d’injection sécuritaire du pays d’où je viens. Un SPS est un programme dirigé par des pair-es; le personnel et les superviseur-es vivent dans le Downtown Eastside et plusieurs de ces personnes ont été ou sont actuellement des personnes qui consomment des substances ou qui ont une expérience de l’itinérance. Le fait de payer des membres de la communauté pour travailler dans le site leur procure une « sécurité » (une occasion de gagner de l’argent légalement) tout en offrant une oreille empathique aux participant-es, plutôt que d’avoir des personnes privilégiées qui leur parlent avec condescendance. En tant qu’observateur extérieur, c’est très inspirant de voir le respect que les superviseur-es et le personnel inspirent aux participant-es.

    (Photo credit: Rafal Gerszak, The Globe and Mail | Trey Helten, Manager of the Overdose Prevention Society)

    Vous ressentez un sentiment de réelle communauté en regardant simplement l’espace et en observant les interactions informelles entre les gens. Le tableau d’affichage situé à côté du bureau d’accueil est recouvert d’œuvres d’art et de poèmes créés par des membres de la communauté. Il y a des canapés, sur lesquels certaines personnes dorment, et une grande table dans l’espace « chill », où les gens peuvent prendre place en attendant qu’un isoloir se libère ou simplement pour discuter avec d’autres. Même les pseudonymes utilisés pour s’inscrire sont des expressions créatives et personnalisées, un mélange d’insinuations, de jeux de mots ou de mots ou phrases significatifs de leur vie. Tout cela se combine pour donner le sentiment que cet espace appartient aux participant-es.

    Le bénévolat au SPS fait partie des points forts de mon séjour à Vancouver. C’est un environnement vraiment positif, ce qui peut sembler étrange puisque ma première expérience a consisté à intervenir dans trois cas de surdose, mais je le pense vraiment. Le personnel est vraiment gentil et chaleureux, et c’est toujours génial quand j’ai la chance de discuter avec un-e participant-e au moment de son arrivée. En plus de me permettre de rencontrer des gens inspirants, le SPS me donne beaucoup d’espoir, tout comme il le fait pour les innombrables membres de la communauté qui utilisent ses services vitaux. Lorsqu’on travaille dans le domaine des politiques sur les drogues, il est facile de devenir pessimiste alors que des gouvernements, la police et des personnes mal informées mettent des obstacles sur la voie du progrès. Mais le SPS est un rappel du fait que, malgré ces obstacles, des gens font chaque jour une différence positive dans la crise des surdoses.

    (Photo credit: Rafal Gerszak, The Globe and Mail | Sarah Blyth, executive director at the Overdose Prevention Society)

    C’est ce qui manque à l’Australie. Outre le fait que les gens sont mal informés sur les sites d’injection sécuritaire, il nous manque une approche communautaire à la réduction des méfaits. L’Australie devrait se concentrer sur la création d’espaces qui sont non seulement physiquement sûrs, mais qui permettent aux gens de se rassembler, de bâtir une communauté et de trouver de l’espoir. Bref, l’Australie n’a pas seulement besoin de plus de sites d’injection sécuritaire : elle a besoin de plus d’espaces comme les SPS. Et c’est la vérité – comme on dit chez moi, « that’s fair dinkum ».

    Daniel Gates est stagiaire de recherche à la Coalition canadienne des politiques sur les drogues; il poursuit un double diplôme en droit et en relations internationales à la Monash University (Australie). L’Overdose Prevention Society accepte les dons de vêtements, de couvertures et de nourriture. Vous pouvez déposer vos dons au 58, rue Hastings Est, à Vancouver, entre 8 h et 21 h, 7 jours par semaine. Vous pouvez également leur faire un don d’argent en ligne ici.