Author: Canadian Drug Policy Coalition

  • Complicité du Canada avec les frappes militaires illégales des États-Unis : Quand la politique de santé publique en matière de drogues rencontre les exécutions extrajudiciaires

    Complicité du Canada avec les frappes militaires illégales des États-Unis : Quand la politique de santé publique en matière de drogues rencontre les exécutions extrajudiciaires

    Depuis le 2 septembre 2025, l’armée américaine a tué au moins 57 civils dans les eaux internationales, lors de frappes que le droit international et les autorités chargées des droits de l’homme ont condamnées comme étant illégales.1 Des preuves de plus en plus nombreuses démontrent l’implication importante du Canada dans ces opérations militaires menées par les États-Unis.2 3

    À la base, la politique prohibitionniste en matière de drogues est de plus en plus discréditée, car elle ne parvient pas à mettre un terme à la consommation de drogues et réussit à engendrer des dommages et des souffrances. Elle sape à la fois les droits de l’homme et les réponses efficaces en matière de santé publique, à l’intérieur et à l’extérieur du pays.4 Au lieu d’endiguer le flux de drogues non réglementées, la prohibition a poussé la production et le commerce de drogues dans la clandestinité, renforcé le crime organisé, porté un préjudice disproportionné à des communautés déjà marginalisées, accéléré la dégradation de l’environnement et contribué à l’instabilité, à la violence et aux violations des droits de l’homme à l’étranger, tout en alimentant une crise de la drogue toxique non réglementée dans le pays.5678

    La campagne d’exécutions extrajudiciaires des États-Unis est une escalade dangereuse de la politique prohibitionniste, et en s’alignant et en y participant, le Canada abandonne ses valeurs déclarées et met en péril sa crédibilité internationale. Il n’y a rien à gagner à tenter d’apaiser l’actuel président américain : La déférence du Canada à l’égard des caprices du président Trump et sa complicité continue dans ces attaques illégales ne feront que causer du tort.

    Passez à l’action : exigez de nos dirigeants élus qu’ils rendent des comptes. Exhortez votre député à

    • supprimer l’échappatoire de l’exportation d’armes
    • soutenir le projet de loi C-233, et
    • suspendre le rôle du Canada dans l’opération CARIBBE.

    La situation

    Le 2 septembre 2025, le président américain Donald Trump a annoncé que l’armée américaine avait mené une frappe aérienne sur un navire dans les Caraïbes, affirmant que le bateau était utilisé par le cartel Tren de Aragua pour faire passer de la drogue depuis le Venezuela.9 Depuis lors, au moins neuf autres frappes ont visé des bateaux civils dans les eaux internationales, tant dans les Caraïbes que dans le Pacifique Est. Le nombre de morts s’élève désormais à 57 personnes au minimum. L’administration Trump n’a fourni aucune preuve à l’appui de ses allégations de trafic de drogue.101112

    Alors que l’administration Trump présente ces attaques comme faisant partie d’une campagne militaire contre le trafic de drogue, Human Rights Watch les a catégoriquement qualifiées d’exécutions extrajudiciaires en violation du droit international et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP).13 Les experts notent que la justification fragile de Trump pourrait ne pas concerner la drogue du tout, mais plutôt servir de couverture à l’ingérence politique et au changement de régime au Venezuela.14

    Pour comprendre pourquoi ces frappes sont illégales, il est important de savoir que, selon les experts juridiques, cette situation ne constitue pas un usage légal de la force militaire en vertu du droit international.15 Il n’existe pas de conflit armé entre les États-Unis et les États cités par Trump, comme la Colombie ou le Venezuela, ni entre les États-Unis et les groupes criminels présumés impliqués. Le recours à la force meurtrière contre des civils en mer constitue une violation du droit à la vie en vertu de l’article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. 16

    Ces frappes constituent un recours illégal à la force militaire ciblant des civils dans les eaux internationales, sans procédure régulière ni contrôle judiciaire. Selon le droit des droits de l’homme, “les responsables de l’application de la loi, y compris le personnel militaire, doivent chercher à minimiser les blessures et à préserver la vie humaine. Ils ne peuvent recourir à la force meurtrière que lorsque cela est strictement inévitable pour se protéger contre une menace imminente de mort ou de blessure grave”.17 En vertu du droit international et du droit canadien, lorsqu’une personne est accusée d’avoir enfreint la loi, elle a le droit d’être traitée conformément à ce que l’on appelle au Canada les principes de justice fondamentale et, dans certaines juridictions, les garanties d’une procédure régulière. Cela inclut des protections de base telles que la présomption d’innocence, la confrontation des preuves dans le cadre d’un procès équitable et la possibilité de faire appel.

    L’Union américaine pour les libertés civiles a déclaré sans ambages : “Les frappes de bateaux de Trump tuent des civils potentiellement innocents : “Les frappes de bateaux de Trump tuent des civils potentiellement innocents. Il faut y mettre un terme”.18

    L’implication du Canada

    Les preuves de la complicité du Canada dans les frappes illégales des États-Unis s’accumulent. Le Canada participe à l’opération CARIBBE décrit par le ministère de la Défense nationale comme “la contribution du Canada aux opérations renforcées de lutte contre les stupéfiants menées par les États-Unis dans la mer des Caraïbes et dans l’est de l’océan Pacifique”.19 Dans le cadre de CARIBBE, qui a débuté en 2006 et s’est élargi grâce à un protocole d’accord conclu en 2010, les navires et les aéronefs des Forces armées canadiennes sont déployés pour fournir des renseignements, de la surveillance, un soutien logistique et des équipements qui permettent aux opérations militaires américaines de se dérouler.

    Le coût ? Plus de 11 millions de dollars par an au cours des derniers exercices. 20

    Bien que le ministère canadien de la défense nationale insiste sur le fait que ses activités sont “séparées et distinctes” des frappes aériennes américaines, de telles distinctions n’ont aucun sens en l’absence de contrôle indépendant. Les faits montrent que la participation du Canada fournit l’infrastructure de surveillance qui rend ces frappes possibles.

    Plus accablant encore, la technologie canadienne a été directement liée aux frappes. Selon des recherches approfondies menées par Project Ploughshares et vérifiées de manière indépendante par CBC, des capteurs fabriqués au Canada ont probablement aidé à identifier les cibles des récentes frappes américaines près du Venezuela.2122 En fournissant un soutien logistique, des renseignements, une surveillance et des équipements, le Canada est complice de ces exécutions extrajudiciaires, que ce soit ou non un citoyen canadien qui tire.

    La faille dans les exportations d’armes : Une couverture légale pour des actes illégaux

    Le Canada a adhéré au traité sur le commerce des armes (TCA) en 2019, ce qui l’oblige légalement à veiller à ce que les exportations de biens militaires ne contribuent pas à des violations du droit international.23 Pourtant, le Canada continue d’exempter les États-Unis des contrôles à l’exportation en vertu de la Loi sur les licences d’exportation et d’importation, ce qui permet aux composants d’armes fabriqués au Canada d’entrer dans les chaînes d’approvisionnement américaines en grande partie sans contrôle.24

    Selon Project Ploughshares, des composants canadiens ont été trouvés dans des systèmes d’armes américains déployés à Gaza, au Yémen et maintenant dans les frappes militaires américaines illégales sur des bateaux dans les Caraïbes.25

    La licence générale d’exportation n° 47 (GEP-47) rationalise les expéditions d’articles contrôlés par le TCA vers les États-Unis, où les pièces peuvent être intégrées dans des armes et réexportées avec beaucoup moins de visibilité et de contrôle de la part du Canada.26

    Alors que le Canada prétend défendre les droits de l’homme et une approche de santé publique en matière de politique des drogues, notre régime d’exportation permet activement l’utilisation de la force militaire contre des civils et garantit un déni plausible plutôt qu’une obligation de rendre des comptes.

    Le projet de loi C-233 de la députée Jenny Kwan vise à combler cette lacune en supprimant les exemptions nationales, en exigeant des certificats d’utilisation finale et en rendant obligatoire la présentation au Parlement d’un rapport annuel sur le respect du traité sur le commerce des armes.27 Ce projet de loi représente une étape cruciale pour garantir que le Canada ne permette pas les violations des droits de l’homme à l’étranger.

    La politique en matière de drogues doit respecter les droits de l’homme

    Le cadre juridique international est sans ambiguïté. Larésolution 60/26 du Conseil des droits de l’homme des Nations unies , adoptée par consensus en 2025, fait des droits de l’homme – et non de la criminalisation – le cadre fondamental de la coopération internationale en matière de drogues.2829 La résolution appelle les États à intégrer la réduction des méfaits dans les politiques de santé publique, à respecter les droits des autochtones, à s’attaquer aux méfaits environnementaux et à protéger les acteurs de la société civile qui travaillent sur la réforme des drogues.

    Cette résolution affirme que la politique en matière de drogues fait partie intégrante du système des droits de l’homme, plutôt que de relever uniquement d’organes chargés de l’application de la loi tels que la Commission des stupéfiants. Pourtant, le Canada n’a pas pleinement approuvé ou mis en œuvre ce changement, bien qu’il soit lié par les traités internationaux relatifs aux droits de l’homme, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC).

    De même, le rapport d’août 2023 du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, intitulé “Défis en matière de droits de l’homme dans le traitement et la lutte contre tous les aspects du problème mondial de la drogue”, invite les États membres à envisager une réglementation responsable des marchés de la drogue, ce qui s’écarte nettement de l’approche internationale militarisée que le Canada soutient actuellement.30

    Le rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à la santé a été tout aussi clair : la réduction des méfaits doit être au cœur de la politique en matière de drogues, et les approches répressives qui violent le droit à la santé sont incompatibles avec le droit international.31

    L’hypocrisie à la maison

    La contradiction est flagrante. Au niveau national, le gouvernement fédéral se targue d’une approche de santé publique en matière de drogues. Dans la pratique, l’application de la loi et la militarisation dominent les dépenses. 32 En 2025, dans des tentatives infructueuses d’apaiser Trump, Ottawa a déployé un plan frontalier de 1,3 milliard de dollars, nommé un “tsar du fentanyl” fédéral et avancé des lois frontalières agressives – des mesures qui augmentent considérablement les dépenses consacrées à l’application de la loi, alors que les communautés manquent toujours d’un financement stable pour le logement, les services de réduction des méfaits et le traitement.33

    Pendant ce temps, la crise des médicaments toxiques non réglementés continue de tuer des milliers de Canadiens chaque année.34 Chaque dollar dépensé pour l’application de la loi et les frappes militaires illégales est un dollar qui n’est pas dépensé pour ce dont les communautés ont besoin : la prévention des overdoses, une réglementation responsable, le traitement volontaire à la demande et le logement – desinterventions qui ont fait leurs preuveset qui sontexplicitement recommandées par les directives des Nations unies en matière de droits de l’homme.

    Cela reflète le modèle mondial : la prohibition ne parvient pas à réduire la consommation de drogues, mais réussit à rendre la production clandestine, à renforcer le crime organisé et à contribuer à l’instabilité, à la violence et aux violations des droits de l’homme à l’étranger, tout en alimentant une crise toxique de la drogue à l’intérieur du pays.

    Ce que le Canada doit faire maintenant

    Pour aligner ses politiques sur ses valeurs déclarées, le droit international et les droits de l’homme, le Canada doit.. :

    1. Mettre fin à l’échappatoire de l’exportation d’armes. Adopter le projet de loi C-233 pour mettre fin à l’exemption américaine, rendre obligatoires les certificats d’utilisation finale et présenter au Parlement un rapport annuel sur le respect du TCA. La mise en œuvre devrait inclure un plan de transition équitable pour les travailleurs du secteur de la fabrication de matériel de défense.

    2. Suspendre la participation à l’opération CARIBBE dans l’attente d’un examen juridique indépendant portant sur le respect du droit international et des normes en matière de droits de l’homme. Cet examen doit porter sur le partage des renseignements, l’autorité de commandement et les garanties contre les équipements, logiciels et données produits par le Canada et permettant des frappes létales.

    3. Approuver formellement et mettre en œuvre la résolution 60/26 du Conseil des droits de l’homme des Nations unies dans le cadre de la stratégie nationale antidrogue du Canada. Il s’agit notamment d’intégrer les principes de réduction des méfaits, les droits des autochtones et la protection de l’environnement dans le droit national.

    4. Réorienter les fonds alloués à l’armée et aux forces de l’ordre vers des mesures de soutien communautaire qui ont fait leurs preuves. Réaffecter les fonds gaspillés et nuisibles consacrés à l’application de la loi à des mesures de soutien efficaces : prévention des overdoses, traitement volontaire à la demande, logement, réglementation responsable, salaires décents et services gérés par la communauté. C’est exactement ce que recommandent les orientations des Nations unies en matière de droits de l’homme.

    5. Soutenir les rapports du HCDH sur l’impact des politiques en matière de drogues. Contribuer au financement canadien d’études sur la pauvreté, la race, le genre, les droits des autochtones et les dommages environnementaux liés à la politique en matière de drogues.

    Le Canada doit choisir : affirmer ses valeurs ou soutenir le meurtre ordonné par Trump

    La véritable sécurité repose sur les faits, la santé et les droits de l’homme, et non sur la peur et la force. Chaque dollar, chaque choix politique et chaque décision diplomatique devrait refléter un principe fondamental : le droit à la vie, à la dignité et à la santé n’est pas négociable.

    Le fait de tuer des civils en mer est contraire au droit international et perpétue les cycles de souffrance et de violence.

    La participation du Canada aux frappes militaires menées par les États-Unis semble démontrer que notre souveraineté et nos valeurs restent conditionnées par les priorités américaines. Pour être à la hauteur des principes que nous prétendons défendre, nos dirigeants élus doivent prendre position : soutenir le cadre des droits de l’homme de l’ONU, combler les lacunes en matière d’exportation et mettre fin à la complicité du Canada dans les meurtres extrajudiciaires.

    Passez à l’action

    Contactez votre député pour soutenir le projet de loi C-233, exiger que le Canada se retire de l’opération CARIBBE jusqu’à ce qu’un examen juridique indépendant soit effectué, et insister pour que les fonds fédéraux soient consacrés à la santé et au soutien des communautés, et non aux navires de guerre et aux frappes aériennes qui tuent des civils.


    1. https://www.amnesty.org/en/latest/news/2025/10/u-s-airstrikes-in-latin-america-and-the-caribbean-are-murder-congress-must-stop-them-now/ ↩︎
    2. https://www.cbc.ca/news/canada/newfoundland-labrador/us-airstrikes-caribbean-drug-smugglers-9.6932751 ↩︎
    3. https://ploughshares.ca/targeted-from-above-canadian-sensors-facilitating-unlawful-u-s-airstrikes-in-the-caribbean/ ↩︎
    4. La politique prohibitionniste en matière de drogues, aussi fréquemment appelée approche fondée sur la criminalisation ou “guerre contre la drogue”, fait référence à une série de politiques, de pratiques et de lois introduites au cours du 20e siècle qui criminalisent la consommation de drogues et les activités qui y sont associées. Bien que son objectif déclaré soit généralement de réduire ou d’éliminer la consommation et la disponibilité des drogues, il est aujourd’hui largement reconnu non seulement qu’elle n’y est pas parvenue malgré des investissements publics massifs et soutenus, mais aussi qu’elle a eu de graves conséquences négatives, ressenties de manière disproportionnée par les communautés marginalisées. ↩︎
    5. On manque de données démontrant l’efficacité des efforts d’application de la loi au Canada. https://www.canada.ca/en/health-canada/corporate/transparency/corporate-management-reporting/evaluation/canadian-drugs-substances-strategy.html ↩︎
    6. Dans un rapport publié en 2020, la Commission mondiale sur la politique des drogues a estimé qu’iln’existait”aucune preuve solide que l’intensification de la répression augmente les coûts réels pour les trafiquants de drogue↩︎
    7. https://www.healthpovertyaction.org/wp-content/uploads/2023/10/REPORT-Revealing-the-Missing-Link-to-Climate-Justice-Drug-Policy.pdf ↩︎
    8. En 2024, une étude exploratoire publiée dans l’International Journal of Drug Policy a trouvé des “preuves cohérentes que les mesures de saisie liées au fentanyl” étaient associées à une mortalité par overdose plus élevée. https://doi.org/10.1016/j.drugpo.2024.104321 ↩︎
    9. https://x.com/RapidResponse47/status/1962955342523879613 ↩︎
    10. Guardian, “Colombia urges US to halt strikes on alleged drug-smuggling boats : ‘It is murder’” (23 octobre 2025) ↩︎
    11. ABC News, “Trump administration conducts military strikes on suspected drug-courier boats in the Pacific” (23 octobre 2025) ↩︎
    12. WOLA, “La frappe mortelle de l’armée américaine sur des trafiquants de drogue présumés crée un dangereux précédent dans la ‘guerre contre la drogue’” ↩︎
    13. https://www.hrw.org/news/2025/09/18/us-maritime-strikes-amount-to-extrajudicial-killings ↩︎
    14. https://www.npr.org/2025/10/24/nx-s1-5584173/trump-drug-boats-venezuela-maduro ↩︎
    15. https://www.justsecurity.org/119985/labels-ustify-lethal-force-venezuelan-boat-strike/ ↩︎
    16. Human Rights Watch, “US : Maritime Strikes Amount to Extrajudicial Killings” (18 septembre 2025) ↩︎
    17. https://www.hrw.org/news/2025/09/18/us-maritime-strikes-amount-to-extrajudicial-killings ↩︎
    18. ACLU/MSNBC Opinion, “Les frappes de bateaux de Trump tuent des civils potentiellement innocents. Il faut les arrêter” (15 octobre 2025) ↩︎
    19. Gouvernement du Canada, ministère de la Défense nationale, “Opération CARIBBE” ↩︎
    20. https://www.canada.ca/en/department-national-defence/corporate/reports-publications/departmental-plans/departmental-plan-2025-26/planned-costs-major-caf-operations.html ↩︎
    21. https://ploughshares.ca/targeted-from-above-canadian-sensors-facilitating-unlawful-u-s-airstrikes-in-the-caribbean/ ↩︎
    22. https://www.cbc.ca/news/canada/canadian-miliary-technology-1.7650129 ↩︎
    23. https://www.thearmstradetreaty.org/hyper-images/file/TheArmsTradeTreaty1/TheArmsTradeTreaty.pdf ↩︎
    24. https://laws-lois.justice.gc.ca/eng/acts/e-19/ ↩︎
    25. https://ploughshares.ca/targeted-from-above-canadian-sensors-facilitating-unlawful-u-s-airstrikes-in-the-caribbean/ ↩︎
    26. https://laws-lois.justice.gc.ca/eng/regulations/SOR-2019-230/index.html ↩︎
    27. https://www.parl.ca/legisinfo/en/bill/45-1/c-233 ↩︎
    28. https://docs.un.org/en/A/HRC/RES/60/26 ↩︎
    29. https://idpc.net/blog/2025/10/the-human-rights-council-asserts-its-role-in-drug-policy-at-a-time-of-global-change ↩︎
    30. https://www.ohchr.org/en/documents/thematic-reports/ahrc5453-human-rights-challenges-addressing-and-countering-all-aspects ↩︎
    31. https://www.ohchr.org/en/documents/thematic-reports/ahrc5652-drug-use-harm-reduction-and-right-health-report-special ↩︎
    32. L’évaluation horizontale 2023 de la Stratégie canadienne relative aux drogues et aux substances (SDCS) a révélé que, même avant les récentes annonces de financement, l’application de la loi consommait déjà 58 % des fonds fédéraux, contre seulement 18 % pour la prévention, 13 % pour le traitement, 8 % pour la réduction des méfaits et 3 % pour la recherche. https://www. canada.ca/en/health-canada/corporate/transparency/corporate-management-reporting/evaluation/canadian-drugs-substances-strategy.html ↩︎
    33. https://www.canada.ca/en/public-safety-canada/news/2024/12/the-government-of-canadas-border-plan-significant-investments-to-strengthen-border-security-and-our-immigration-system.html ↩︎
    34. https://health-infobase.canada.ca/substance-related-harms/opioids-stimulants/ ↩︎
  • Le budget 2025 retire l’argent public de la santé et du bien-être des Canadiens pour le mettre dans les poches de l’armée et de la police

    Le budget 2025 retire l’argent public de la santé et du bien-être des Canadiens pour le mettre dans les poches de l’armée et de la police

    Le budget fédéral de cette semaine engage des milliards dans des politiques de type américain qui rendront le marché non réglementé des médicaments plus rentable et moins prévisible, ce qui nuira à la santé et au bien-être des communautés.

    Dans les semaines et les mois qui ont précédé le budget 2025, le Premier ministre Mark Carney a parlé d’un moment national décisif, soulignant que les Canadiens devaient être prêts à se sacrifier pour le bien commun. Les budgets sont une mesure tangible des valeurs d’un gouvernement. En examinant les domaines dans lesquels le Premier ministre est prêt à dépenser et ceux dans lesquels il juge bon de couper, on voit clairement ce que et qui Carney est prêt à sacrifier, et dans quel but.

    En ce qui concerne plus particulièrement la politique antidrogue, le budget 2025 prévoit des sommes considérables pour des investissements de type américain dans la répression aux frontières, l’armée et la GRC. Tout cela en dépit de décennies de preuves et d’une reconnaissance généralisée démontrant que, même avec des investissements publics massifs à long terme, ces tactiques ont non seulement échoué à réduire la demande ou l’offre de drogues, mais ont entraîné de graves conséquences négatives qui nuisent de manière disproportionnée aux communautés structurellement marginalisées.123

    Dans le même temps, le budget 2025 réduit les dépenses fédérales d’environ 60 milliards au cours des cinq prochaines années et supprime près de 40 000 emplois dans la fonction publique, soit près de 10 % de l’ensemble de la main-d’œuvre du gouvernement fédéral. Le plan est truffé de “coupes furtives” par la suppression de programmes, y compris l’action sur les déterminants sociaux de la santé, le soutien au bien-être mental et la prévention et le traitement de la toxicomanie. 4

    Ce budget ne tient pas compte d’investissements importants dans notre bien-être collectif : la garde d’enfants, l’assurance-médicaments, la réduction significative de la pauvreté, l’action climatique, nos systèmes de soins de santé publique et nos travailleurs.5 En revanche, il prévoit des changements en matière d’immigration qui font des migrants les boucs émissaires des défis sociétaux causés par les choix politiques, notamment en réduisant les places et les aides pour les réfugiés, les demandeurs d’asile et les étudiants étrangers.6

    Pour ce qui est des points positifs, il convient de noter les nouveaux financements importants accordés à Femmes et égalité des sexes Canada, l’extension du programme de restauration scolaire et les petits investissements dans le Youth Climate Corps. De même, nous saluons l’accent mis sur le logement abordable par l’intermédiaire de Build Canada Homes, tout en attendant les détails de sa mise en œuvre. 7

    Alors que les Canadiens qui ont du mal à joindre les deux bouts peuvent décider de renoncer à des biens non essentiels pour se procurer des biens de première nécessité, le gouvernement de M. Carney a réagi aux pressions budgétaires en offrant des cadeaux d’une valeur de 15 milliards de dollars à l’armée, à la police et aux forces de l’ordre, tout en réduisant, en ignorant et en limitant les services à la personne dont nous avons besoin.

    Ce budget semble indiquer que le gouvernement fédéral se conformera à l’approche de l’administration Trump en matière de politique antidrogue, en intensifiant la criminalisation tout en choisissant de laisser les Canadiens sans les services et le soutien dont nous avons besoin. Cela signifie des ressources importantes dirigées vers la GRC et l’Agence des services frontaliers du Canada, en mettant l’accent sur les efforts visant à restreindre les drogues illicites et les produits chimiques précurseurs qui peuvent être utilisés dans leur production. En pratique, cela signifie une criminalisation accrue des personnes qui consomment des drogues, ce qui aggrave les inégalités subies par des groupes déjà confrontés à des préjudices disproportionnés – notamment les peuples autochtones, les communautés racialisées, les personnes handicapées, les travailleurs à faible revenu, les sans-abri et les personnes ciblées par la répression punitive des stupéfiants.

    Malgré la rhétorique persistante du gouvernement libéral de M. Carney, la politique en matière de drogues reflétée dans le budget 2025 est fermement ancrée dans la coopération avec un régime américain qui semble n’avoir aucune considération pour les droits de l’homme ou le droit international.8

    Qu’est-ce qui motive la réorientation de la politique antidrogue du gouvernement canadien dans le budget 2025 ?

    Ce regain d’intérêt pour la militarisation des frontières et le maintien de l’ordre peut être attribué à M. Trump. Lorsque M. Trump s’est emparé des médias sociaux en faisant des déclarations non fondées sur le trafic de drogue en provenance du Canada et en menaçant d’imposer des droits de douane de 25 % au Canada et au Mexique, il a justifié ces menaces en faisant des déclarations inexactes sur l’ampleur du trafic de fentanyl qui entre aux États-Unis en provenance du Canada. Les données de ces dernières années montrent que moins de 1 % du fentanyl entrant aux États-Unis provient du Canada. 9

    Dans un souci d’apaisement, le gouvernement fédéral a consacré 1,3 milliard d’euros supplémentaires à la sécurité des frontières au cours de la seule année écoulée, notamment pour l’achat de drones, d’hélicoptères, d’équipes cynophiles et de technologies de surveillance. Pour tenter d’apaiser le président et éviter une escalade de la guerre commerciale, le Canada a créé un nouveau rôle, celui de “tsar du fentanyl”.10 Ces investissements inutiles dans des politiques profondément erronées et nuisibles n’ont pas réussi à stopper les tarifs douaniers américains.

    Trump a dit : “Sautez.” Le Canada a dit : “A quelle hauteur ?” Et comme le montre le budget 2025, nous avons continué à sauter, à injecter de l’argent public dans une criminalisation nuisible et inefficace et à trahir nos valeurs déclarées autour d’une approche de la politique des drogues axée sur la santé publique et les droits de l’homme, même si rien n’indique que cela aidera les gens ou aura un impact positif sur les négociations commerciales des États-Unis.

    Lorsque nous cherchons à comprendre les décisions des gouvernements, nous pouvons nous tourner vers deux grandes motivations :

    • Une politique efficace : accomplit-elle ce qu’elle est censée faire d’un point de vue politique ? En l’occurrence, les investissements dans la criminalisation réduisent-ils l’offre ou la demande de drogues non réglementées ?
    • Une politique efficace : accomplit-elle ce qu’elle se propose de faire en tant que manœuvre politique ? En l’occurrence, apaise-t-elle une administration américaine volatile et cruelle ?

    La réponse pour le budget 2025 ? Non et non.

    Pour mettre fin à la crise des drogues non réglementées, de quoi avons-nous besoin en matière de politique des drogues pour sauver des vies et mettre fin à la crise des drogues non réglementées ?

    Dans son mémoire pré-budgétaire, la Coalition canadienne des politiques sur les drogues a esquissé une voie susceptible de favoriser le bien-être de tous.11 Pour sauver des vies et prévenir les dommages, nous devons nous orienter vers une réglementation légale de toutes les drogues actuellement non réglementées. Au-delà, nous devons investir dans des solutions qui ont fait leurs preuves, notamment des logements sûrs et abordables, des salaires décents et la réduction de la pauvreté, des soins de santé publics universels et un éventail de mesures de soutien à la consommation de substances, y compris la réduction des méfaits, parallèlement à des traitements volontaires et fondés sur des données probantes.

    Nos dirigeants élus s’alignent sur les caprices en matière de politique antidrogue d’un président américain qui a fait preuve d’un mépris flagrant pour les droits de l’homme, le droit international et même les éléments les plus élémentaires de relations commerciales raisonnables et prévisibles. Les Canadiens ont besoin que notre gouvernement fédéral donne la priorité au bien-être des personnes et des communautés ; cela signifie qu’il faut fonder la politique en matière de drogues sur des données probantes et sur les droits de l’homme, et veiller à ce que les dépenses publiques reflètent ce que nous valorisons vraiment.


    1. https://www.ohchr.org/en/press-releases/2023/06/un-experts-call-end-global-war-drugs ↩︎
    2. https://icclr.org/wp-content/uploads/2021/11/Dandurand_Law-Enforcement-Strategies-to-Disrupt-Illicit-Drug-Markets_Nov-15-2021.pdf ↩︎
    3. https://www.globalcommissionondrugs.org/wp-content/uploads/2021/12/Time_to_end_prohibition_EN_2021_report.pdf ↩︎
    4. https://budget.canada.ca/2025/report-rapport/pdf/budget-2025.pdf ↩︎
    5. https://childcarenow.ca/2025/11/04/media-advisory-mark-carneys-economic-plan-must-expand-child-care-system/?fbclid=IwY2xjawN4RpRleHRuA2FlbQIxMABicmlkETFPQlViaTdxYWdrUEZUYnRGc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHnaA6k-vye14yqm-xIYzmBuEsq2LG54wXXI3FsR4K7fgpwtuM5jjc6UfFRbu_aem_oUZKdxhnkahN3F9kh7Bgtg ↩︎
    6. https://migrantrights.ca/budget2025response/ ↩︎
    7. https://housingrights.ca/press-release-budget-2025/ ↩︎
    8. https://drugpolicy.ca/canadas-complicity-in-illegal-us-military-strikes/ ↩︎
    9. www.cbp.gov/newsroom/stats/drug-seizure-statistics ↩︎
    10. https://www.canada.ca/en/privy-council/services/publications/canada-fentanyl-czar-interim-report-june-2025.html#1 ↩︎
    11. https://drugpolicy.ca/about/publication/invest-in-evidence-a-results-oriented-funding-plan-for-canadas-drug-policy/ ↩︎

  • Online Briefing: Going to Court to Defend Life-Saving Services in Ontario

    Online Briefing: Going to Court to Defend Life-Saving Services in Ontario

    Le français suit

    Join the Canadian Drug Policy Coalition and partners on March 20th for a short online briefing to learn about key legal arguments as we intervene in the upcoming Charter challenge to Ontario’s harmful Community Care and Recovery Act. As a result of the Act, 10 supervised consumption sites have received notice from the province to shut down operations as of April 1, 2025. If left unchallenged, the Act will severely curtail harm reduction service delivery in Ontario, putting more people at risk of drug poisoning, reducing community safety, and eliminating proven lifesaving services amid a public health crisis.

    When? Mar 20, 2025 at 12pm EST / 9am PST

    Where? Online registration.

    Learn more:

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    Joignez-vous à la Coalition canadienne des politiques sur les drogues et à ses partenaires le 20 mars pour une courte séance d’information en ligne dans laquelle seront présentés les principaux arguments juridiques utilisés pour contester la pernicieuse Loi sur les soins et le rétablissement en milieu communautaire de l’Ontario. En vertu de cette loi, 10 sites de consommation supervisée ont reçu du gouvernement provincial un avis de fermeture qui prendra effet le 1er avril 2025. Si rien n’est fait, cette loi entravera gravement la fourniture de services de réduction des méfaits dans la province, ce qui aura pour effet d’augmenter les risques de décès par intoxication aux drogues, de réduire le sentiment de sécurité dans la population et d’éliminer des services éprouvés qui sauvent des vies, en pleine crise de santé publique.

    Quand? 20 mars 2025 à 12h00 HNE / 9h00 PS

    Où? Inscription en ligne.

    Apprendre Encore Plus:

  • Media Advisory: Organizations Head to Court to Defend Life-Saving Services in Ontario

    Media Advisory: Organizations Head to Court to Defend Life-Saving Services in Ontario

    Le français suit

    Online | March 14, 2025—On Thursday, March 20, media are invited to attend a short online briefing with a coalition of organizations who will intervene at the Superior Court of Justice in Ontario on March 24-25 in the Charter challenge of Ontario’s dangerous Community Care and Recovery Act. The court will be asked to consider whether the Act unduly violates the Charter rights of people who use drugs – as part of this, the court will be asked to consider whether closing and restricting the availability of supervised consumption services will actually further the Act’s stated purpose to “protect children, families and people struggling with addiction by restricting supervised consumption sites, in line with its belief that addictions treatment is the best way to achieve lasting recovery.”  

    Together with the Toronto Harm Reduction Alliance, Toronto Overdose Prevention Society and Waterloo Region Drug Action Team, the Canadian Drug Policy Coalition is intervening to offer policy expertise to the court.  

    In this informational briefing, we will share what is covered by the Charter challenge, the arguments the intervenor coalition will present, and how the ruling could impact our communities. 

    Speakers:  

    • DJ Larkin, lawyer, executive director, Canadian Drug Policy Coalition  
    • Colin Johnson, Co-Chair, Toronto Harm Reduction Alliance 
    • Zoë Dodd, Co-organizer, Toronto Overdose Prevention Society  
    • Michael Parkinson, Drugs Strategies Specialist, Waterloo Region Drug Action Team 

    WHAT: Joint online briefing with a coalition of organizations who will intervene in the Charter challenge of Ontario’s Community Care and Recovery Act on Mar.24-25. There will be time for media questions.   

    WHEN: Thursday, March 20, 2025 | 12:00-12:45 p.m. Eastern | 9:00-9:45 a.m. Pacific 

    WHERE: Online – Register Here 

    WHY: As a result of the Act, 10 supervised consumption sites in Ontario have received notice from the province to shut down operations as of April 1, 2025. Left unchallenged, the Act will severely curtail lifesaving service delivery in the province, increasing strain on first responders and emergency rooms, reducing community safety, and eliminating proven supports amid a public health crisis. 

    Backgrounders:

    Media Contact: Jessica Hannon: [email protected]

    Logos of the involved organizations.

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    AVIS AUX MÉDIAS: Des organismes s’adressent aux tribunaux pour défendre des services vitaux en Ontario

    En ligne | Le 14 mars 2025. – Nous invitons les médias à assister à une courte séance d’information tenue en ligne le jeudi 20 mars, avec une coalition d’organismes qui se présenteront devant la Cour supérieure de justice de l’Ontario les 24 et 25 mars pour contester la dangereuse Loi sur les soins et le rétablissement en milieu communautaire de l’Ontario. La Cour aura à déterminer si cette loi enfreint indûment les droits des personnes qui consomment des drogues. Dans le cadre de la contestation, il sera demandé à la Cour d’établir si la fermeture des services de consommation supervisée et les restrictions d’accès à ces services répondent réellement à l’objectif de la Loi, à savoir « protéger les enfants, les familles ainsi que les personnes qui luttent contre la toxicomanie en limitant les sites de consommation supervisée, conformément à [la] conviction que le traitement de la toxicomanie est le meilleur moyen de parvenir à un rétablissement durable ». 

    Accompagnée de la Toronto Harm Reduction Alliance, de la Toronto Overdose Prevention Society et de la Waterloo Region Drug Action Team, la Coalition canadienne des politiques sur les drogues interviendra devant les tribunaux pour offrir son expertise en matière de politiques. 

    Dans cette séance d’information, nous présenterons les thèmes couverts par la contestation fondée sur la Charte canadienne des droits et libertés, les arguments qui seront invoqués par la coalition d’intervenants ainsi que les conséquences possibles de la décision sur nos collectivités. 

    Présentation par : 

    • DJ Larkin, avocat·e, direction générale, Coalition canadienne des politiques sur les drogues 
    • Colin Johnson, coprésident, Toronto Harm Reduction Alliance 
    • Zoë Dodd, co-organisatrice, Toronto Overdose Prevention Society  
    • Michael Parkinson, spécialiste des stratégies sur les drogues, Waterloo Region Drug Action Team 

    ÉVÉNEMENT : Séance d’information conjointe, en ligne, avec une coalition d’organismes qui participeront à la contestation judiciaire de la Loi sur les soins et le rétablissement en milieu communautaire de l’Ontario les 24 et 25 mars. Une période est réservée aux questions des médias. 

    DATE ET HEURE : Le jeudi 20 mars 2025 | 12 h à 12 h 45 (HE) | 9 h à 9 h 45 (HP) 

    LIEU : En ligne – Inscription ici 

    RAISON D’ÊTRE : En vertu de la Loi, 10 sites de consommation supervisée ont reçu du gouvernement provincial un avis de fermeture qui prendra effet le 1er avril 2025. Si rien n’est fait, cette loi entravera gravement la fourniture de services qui sauvent des vies, ce qui aura pour effet d’accroître la pression sur les premiers répondants et sur les services d’urgence, de miner la sécurité de la population et d’éliminer une aide dont l’efficacité a été démontrée, en pleine crise de santé publique. 

    Documents d’information : 

    Personnes-ressources pour les médias : Jessica Hannon: [email protected]

    Logos of the involved organizations.
  • Bringing a Public Health Perspective to Restrictions on Supervised Consumption Services at the Superior Court of Ontario

    Bringing a Public Health Perspective to Restrictions on Supervised Consumption Services at the Superior Court of Ontario

    Le français suit

    The Canadian Drug Policy Coalition, Toronto Harm Reduction Alliance, Toronto Overdose Prevention Society, and Waterloo Region Drug Action Team (together, the “Intervenor Coalition”) are intervening before the Superior Court of Justice in Ontario to advocate for a path forward that is grounded in public health principles, upholds Charter rights, and protects against the perpetuation of stigma about people who use drugs as not worthy of the care needed for their survival. 

    The Intervenor Coalition will ask the Superior Court to use a public health framework with four key principles in its analysis. This guidance will assist the court to identify stigma against people who use drugs in both the legislation and evidence before the court and ensure stigma and prejudice are not reinforced in the court’s assessment of the claim. 

    The first principle in the public health framework is harm prevention, which is a fundamental aspect of public health policy and reflected in the stated purpose of Ontario’s Health Protection and Promotion Act. The prevention of harm must be prioritized, particularly when not doing so would result in death. Previous case law has affirmed that even one potential death is enough to establish that harmful effects resulting from a law are severe in relation to that law’s purpose.  

    The second principle addresses clarity and certainty, which are required from the state’s actions and the legislative environment to uphold public health objectives. The Act’s geographic restrictions on supervised consumption sites are both immediate and future-facing. This means that if a childcare centre or school were to be established within 200 metres of a site, or if another type of premise within 200 metres was prescribed under the Act as a designated premise, the site would be required to shut down. In this environment of uncertainty, site operators cannot be confident in the operational viability of a site. This runs counter to a public health framework, impacts services everywhere, and must be considered in the court’s assessment of the law. 

    The third principle requires that policy be grounded in evidence, not stigma. Legislation and decision-making are impacted by widely entrenched stigma against people who use drugs, requiring more careful consideration when assessing whether a law is discriminatory. It is essential to rely upon evidence rather than feelings of fear or discomfort, however common or previously uninterrogated, when drafting and assessing laws. Ontario’s submissions appear to contain instances of stigma not supported by evidence, for instance, conflating visible poverty or drug use with safety risks to the public, suggesting a causal relationship between supervised consumption sites and neighbourhood poverty levels where none exists, or failing to recognize how supervised consumption sites can support abstinence-based recovery. 

    The fourth principle in the public health framework is the need for alignment between public health and public safety goals. Public safety laws must not undermine public health goals. If the law increases public health risks, it fails to create conditions of safety for the benefit of entire communities and cannot be justified as an appropriate public health measure. 

    A public health approach to legislation is essential to chart a path out of a years-long national public health crisis that has claimed the lives and impacted the wellness of hundreds of thousands of people across the country. The Intervenor Coalition hopes that their contributions will support the courts in recognizing the benefits of public-health-first measures, and the importance of grounding legislation in evidence. Such recognition is especially important given the recent push by some politicians for a return to a criminal-law-centric approach to drug use, even absent any discernable benefits to this approach from either a public health or public safety perspective.1

    1 See e.g. Health Canada’s Expert Task Force on Substance Use. Report 1: Recommendations on alternatives to criminal penalties for simple possession of controlled substances, Health Canada. 2021 May 6 and Report 2: Recommendations on the federal government’s drug policy as articulated in a draft Canadian Drugs and Substances Strategy (CDSS). Health Canada. 2021 Jun 6; Cano M, Timmons P, Hooten M, Sweeney K, Oh S. A scoping review of law enforcement drug seizures and overdose mortality in the United States. Int J Drug Policy. 

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    Faire valoir une perspective de santé publique à la Cour supérieure de justice de l’Ontario quant à la restriction des services de consommation supervisée 

    La Coalition canadienne des politiques sur les drogues (CCPD), la Toronto Harm Reduction Alliance, la Toronto Overdose Prevention Society et la Waterloo Region Drug Action Team (collectivement la « coalition d’intervenants ») ont introduit un recours devant la Cour supérieure de justice de l’Ontario pour faire valoir un cadre à suivre fondé sur les principes de la santé publique, qui assure le respect des droits garantis par la Charte et qui protège les personnes qui consomment des drogues de la perpétuation des préjugés selon lesquels elles ne méritent pas les soins nécessaires à leur survie. 

    La coalition d’intervenants demandera à la Cour d’adopter pour son analyse un cadre de santé publique basé sur quatre principes clés. Cette orientation permettra de faire ressortir les préjugés véhiculés sur les personnes qui consomment des drogues, tant dans les lois que dans les faits présentés à la Cour, pour que celle-ci veille à éviter de les renforcer dans son analyse du dossier. 

    Le premier principe du cadre est celui de la prévention, aspect fondamental des politiques en matière de santé publique qui est par ailleurs mentionné dans l’objectif de la Loi sur la protection et la promotion de la santé de l’Ontario. La prévention doit être une priorité, en particulier lorsque le non-respect de ce principe risque d’entraîner la mort. La jurisprudence antérieure a établi que même un seul décès potentiel suffit à établir que les effets préjudiciables d’une loi sont graves au regard de l’objectif de la loi. 

    Le deuxième principe porte sur la clarté et la certitude exigées des actes de l’État et du cadre législatif pour l’atteinte des objectifs de santé publique. Les restrictions géographiques imposées aux sites de consommation supervisée dans la Loi s’appliquent à la fois dans l’immédiat et dans l’avenir. Autrement dit, si un centre de garde ou une école ouvre à moins de 200 mètres d’un site ou si un autre type d’établissement se trouvant dans ce rayon devient un « lieu prescrit » en vertu de la Loi, le site sera dans l’obligation de fermer. Cette incertitude empêche les gestionnaires de sites de consommation supervisée d’évaluer avec confiance la viabilité de leurs projets. Cette disposition va à l’encontre du cadre de santé publique, elle touche tous les services, où qu’ils se trouvent, et doit être prise en compte dans l’analyse de la Loi par la Cour. 

    Le troisième principe veut que les politiques se fondent sur les faits plutôt que sur des préjugés. Les lois et les décisions juridiques sont influencées par des préjugés profondément enracinés à l’endroit des personnes qui consomment des drogues, ce qui appelle un examen particulièrement rigoureux pour statuer sur le caractère discriminatoire ou non d’une loi. Il est essentiel de se fier, lors de l’élaboration ou de l’examen de textes législatifs, à des éléments factuels plutôt qu’à des sentiments de peur ou d’inconfort, même si ceux-ci sont très répandus ou n’ont jamais auparavant été remis en question. Les textes proposés par l’Ontario semblent contenir des traces de préjugés qui ne sont pas corroborés par les faits, nommément l’amalgame entre pauvreté apparente ou consommation de drogues et risques pour la sécurité de la population, la supposition d’une relation de cause à effet entre la présence de sites de consommation supervisée et le niveau de pauvreté d’un quartier, bien qu’aucun lien du genre n’ait été prouvé, ou encore la non-reconnaissance du rôle que peuvent jouer les sites de consommation supervisée dans le rétablissement fondé sur l’abstinence. 

    Le quatrième principe est celui de l’harmonisation nécessaire entre les objectifs de santé publique et de sécurité publique. En effet, les lois traitant de la sécurité publique ne doivent pas compromettre les objectifs de santé publique. Une loi ayant pour effet d’accroître les risques de santé publique ne met pas en place les conditions nécessaires à la sécurité de toute la population et n’est donc pas justifiée comme mesure de santé publique adéquate. 

    Il est essentiel d’adopter une approche législative tenant compte de la santé publique afin de tracer une voie susceptible de nous sortir de la crise de santé publique nationale qui dure depuis plusieurs années et qui a volé la vie ou miné le bien-être de centaines de milliers de personnes à l’échelle du pays. La coalition d’intervenants espère que son apport aidera les tribunaux à reconnaître les bienfaits des mesures mettant la santé publique au premier plan et l’importance de fonder les lois sur des faits. Cette reconnaissance est particulièrement importante dans le contexte où des membres de la classe politique ont récemment encouragé un retour à une approche pénale en matière de consommation de drogues, malgré l’absence de tout bienfait observable de cette approche, que ce soit du point de vue de la santé publique ou de la sécurité publique1

    1 Voir par exemple les travaux du Groupe d’experts sur la consommation de substances de Santé Canada :Rapport 1 : Recommandations de solutions de rechange aux sanctions pénales pour possession simple de substances contrôlées (Santé Canada, 6 mai 2021) et Rapport 2 : Recommandations relatives à la politique du gouvernement du Canada en matière de drogues, telle qu’elle est énoncée dans le projet de Stratégie canadienne sur les drogues et autres substances (SCDAS) (Santé Canada, 6 juin 2021); Cano, M., Timmons P., Hooten, M., Sweeney, K. et Oh, S. A scoping review of law enforcement drug seizures and overdose mortality in the United States. International Journal on Drug Policy.  

  • Overview of the Charter challenge of Ontario’s Community Care and Recovery Act 

    Overview of the Charter challenge of Ontario’s Community Care and Recovery Act 

    Le français suit

    The Community Care and Recovery Act, passed by the Ontario government on Dec. 4, 2024, introduced location restrictions on supervised consumption services, prohibited municipalities and local boards from applying for federal exemptions to decriminalize personal drug possession, and restricted them from establishing or supporting supervised consumption services or participating in federally-funded prescribed alternatives programs without approval from Ontario’s Minister of Health.   

    As a result of the Act, 10 supervised consumption sites that collectively offer overdose prevention, connection to supports, services and treatment to people at risk of death from toxic drugs have received notice from the province to halt operations as of April 1, 2025.  The Act prohibits the establishment and operation of supervised consumption sites within 200 metres of schools and childcare facilities, in addition to other premises that may be prescribed. If left unchallenged, it will severely curtail harm reduction service delivery in Ontario, putting more people at risk of drug poisoning, reducing community safety, increasing stigma towards people who use drugs, and eliminating proven lifesaving services amid a public health crisis.   

    The Neighbourhood Group Community Services, alongside two individuals who access supervised consumption services, have filed a Charter challenge regarding the constitutionality of this legislation. The applicants argue the Act violates: 

    • Section 7 rights to life, liberty and security of the person due to the denial and restriction of access to services that save lives and reduce transmission of infectious disease; 
    • Section 12 rights to not be subjected to cruel and unusual punishment due to the risk of increased death, disease and other harms in a degrading and dehumanizing manner incompatible with dignity; and  
    • Section 15 rights to equality and freedom from discrimination due to denial of medical treatment for people with substance use disability.  

    The applicants also argue the Act perpetuates stigmatizing and discriminatory stereotypes about people who use drugs and people diagnosed with “substance use disorder” that suggest they are not worthy of care needed for survival. 

    On March 24-25 2025, the court will be asked to consider whether the Community Care and Recovery Act unduly violates the Charter rights of people who use drugs. As part of this, the court will be asked to consider whether closing and restricting the availability of supervised consumption services will actually further the Act’s stated purpose to “protect children, families and people struggling with addiction by restricting supervised consumption sites, in line with its belief that addictions treatment is the best way to achieve lasting recovery.” Further, the court will be asked to consider how stigma against people who use drugs may impact this assessment. 

    Supervised consumption services are an evidence-based initiative that reduce fatal and non-fatal overdoses and increase engagement with health and social services for people who use drugs. Since 2018 in Ontario, there have been 23,596 suspected drug-related deaths. Equity-denied groups such as Indigenous people and people who experience housing precarity are disproportionately represented in toxic drug overdose deaths. Supervised consumption sites in Ontario have successfully managed more than 23,965 overdoses without any fatalities, despite the increasingly toxic composition of the unregulated drug supply. People accessing supervised consumption services in Ontario have received 589,962 service referrals for other forms of health and social support, including addiction treatment, withdrawal management, primary healthcare, HIV and Hepatitis C testing and treatment, housing, and administrative support such as securing identification.  

    For additional information and background see: 

    In 2011, a Supreme Court ruling found that the refusal to grant legal amnesty for supervised consumption services was a violation of Section 7 Charter rights. 

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    La contestation judiciaire de la Loi sur les soins et le rétablissement en milieu communautaire de l’Ontario en bref

    La Loi sur les soins et le rétablissement en milieu communautaire, adoptée par le gouvernement de l’Ontario le 4 décembre 2024, met en place des restrictions relatives à l’emplacement des services de consommation supervisée, interdit aux municipalités et aux conseils locaux de demander des exemptions fédérales visant à décriminaliser la possession personnelle de drogues et les empêche d’établir ou de soutenir des services de consommation supervisée ou encore de participer à des programmes fédéraux de prescription de médicaments remplaçant certaines drogues sans l’approbation de la ministre de la Santé de l’Ontario. En raison de l’adoption de cette loi, 10 sites de consommation supervisée qui assurent collectivement la prévention des surdoses, la mise en relation avec des ressources ainsi que la fourniture de services et de soins à des milliers de personnes risquant de mourir à cause de drogues toxiques ont reçu l’ordre de la province de cesser leurs activités dès le 1er avril 2025. La Loi interdit d’ouvrir ou de faire fonctionner des sites de consommation supervisée à moins de 200 mètres d’une école ou d’un centre de garde d’enfants ainsi que d’autres types de lieux prescrits. Si rien n’est fait, cette loi entravera gravement la fourniture de services de réduction des méfaits dans la province, ce qui aura pour effet d’augmenter les risques de décès par intoxication aux drogues, de réduire le sentiment de sécurité dans la population, de renforcer les préjugés sur les personnes qui consomment des drogues et d’éliminer des services éprouvés qui sauvent des vies, en pleine crise de santé publique. 

    Les services communautaires du Neighbourhood Group, avec deux personnes qui ont recours aux services de consommation supervisée, contestent la constitutionnalité de la Loi. Selon eux, la Loi contrevient aux articles suivants de la Charte canadienne des droits et libertés : 

    • L’article 7 – Droit à la vie, à la liberté et la sécurité de la personne, étant donné l’interdiction ou la restriction de l’accès à des services qui sauvent des vies et qui préviennent la transmission de maladies infectieuses. 
    • L’article 12 – Traitements ou peines cruels et inusités, étant donné le risque accru de décès, de maladie et d’autres préjudices dégradants et déshumanisants, incompatibles avec le maintien de la dignité. 
    • L’article 15 – Droit à l’égalité, sans discrimination, étant donné le refus de traitements médicaux à des personnes ayant un handicap lié à l’usage de substances psychoactives. 

    Les demandeurs font également valoir que la Loi perpétue des stéréotypes stigmatisants et discriminatoires au sujet des personnes qui consomment des drogues et de celles qui ont un diagnostic de « trouble lié à l’usage d’une substance psychoactive », stéréotypes qui encouragent la croyance selon laquelle ces personnes ne méritent pas les soins nécessaires à leur survie. 

    Les 24 et 25 mars 2025, nous demanderons à la Cour de déterminer si la Loi sur les soins et le rétablissement en milieu communautaire enfreint indûment les droits des personnes qui consomment des drogues. Dans le cadre de cette contestation, il sera demandé à la Cour d’établir si la fermeture des services de consommation supervisée et les restrictions d’accès à ces services répondent réellement à l’objectif de la Loi, à savoir « protéger les enfants, les familles ainsi que les personnes qui luttent contre la toxicomanie en limitant les sites de consommation supervisée, conformément à [la] conviction que le traitement de la toxicomanie est le meilleur moyen de parvenir à un rétablissement durable ». Il sera également demandé à la Cour de tenir compte de l’incidence potentielle des préjugés concernant les personnes qui consomment des drogues dans son analyse. 

    Les sites de consommation supervisée sont des initiatives fondées sur les faits qui réduisent le nombre de surdoses mortelles et non mortelles et qui améliorent la relation des personnes consommatrices de drogues avec les services de santé et les services sociaux. Depuis 2018, en Ontario, il y a eu 23 596 décès soupçonnés d’être liés à la drogue. Par ailleurs, il est à noter que les groupes en quête d’équité comme les Autochtones et les personnes en situation de logement précaire sont surreprésentés dans les décès par surdose de drogues toxiques. Les sites de consommation supervisée de la province ont pris en charge plus de 23 965 cas de surdose sans que survienne un seul décès, malgré la composition de plus en plus toxique des drogues non réglementées. Les personnes qui fréquentent les services de consommation supervisée de l’Ontario ont reçu 589 962 recommandations à d’autres services de santé et de soutien social, notamment pour le traitement des dépendances, la gestion du sevrage, les soins de santé primaires, le dépistage et le traitement du VIH et de l’hépatite C, la recherche de logement et les démarches administratives comme l’obtention de pièces d’identité.  

    Pour en savoir plus : 

    En 2011, un jugement de la Cour suprême du Canada a établi que le refus d’accorder une exemption juridique à des services de consommation supervisée constituait une violation de l’article 7 de la Charte canadienne des droits et libertés

  • Media Advisory: Organizations seek to clarify Good Samaritan Law at the Supreme Court of Canada

    Media Advisory: Organizations seek to clarify Good Samaritan Law at the Supreme Court of Canada

    Le français suit

    MEDIA ADVISORY 

    Online | January 9, 2025—On Monday, Jan.13, media are invited to attend a short online briefing with a coalition of organizations who will intervene at the Supreme Court of Canada on Jan.14 in the case of R. v. WilsonThis case considers the application of what is commonly referred to as the “Good Samaritan” law, which provides immunity from prosecution for drug possession and some other offences for people at the scene of a drug-related medical emergency. 

    The Supreme Court of Canada will be asked to consider:

    Does the Criminal Code authorize the arrest of an individual at the scene of a “drug overdose” for the offence of simple drug possession even if the individual may ultimately be immune from being charged or convicted for that offence?

    Speakers: 

    • DJ Larkin, lawyer, executive director, Canadian Drug Policy Coalition
    • Corey Ranger, president, Harm Reduction Nurses Association
    • Louis Letellier de St-Just, lawyer, president, l’Association des Intervenants en Dépendance du Québec
    • Maxime Bédard, lawyer, Daniel Brown Law LLP

    WHAT: Joint online briefing with a coalition of organizations who will intervene in R. v. Wilson at the Supreme Court of Canada on Jan. 14. There will be time for media questions.

    WHEN: Monday, January 13, 2025 | 10:00-10:45 a.m. Pacific | 1:00-1:45 p.m. Eastern

    WHERE: Online – Register Here

    WHY: The Good Samaritan provision was enacted as part of Canada’s public health approach to substance use. It is intended to encourage people to stay at the scene of a drug-related medical emergency, provide first aid, and ultimately, save lives and prevent injuries. Interveners will ask the Supreme Court to ensure this law fulfills its purpose: to prevent the devastating and avoidable consequences of drug-related medical emergencies. To do so, it must prioritize harm reduction, promote clarity in the law’s application, and ensure that any examination of its purpose is devoid of latent bias.

    -30-

    Background:

    Media contact: Jessica Hannon: [email protected]

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    AVIS AUX MÉDIAS

    Des organisations cherchent à clarifier la législation sur les bons samaritains à la Cour suprême du Canada

    En ligne | Le 8 janvier 2025 – Le lundi 13 janvier, les médias sont invités à assister à une brève séance d’information en ligne présentée par une coalition d’organisations qui interviendra à la Cour suprême du Canada le 14 janvier concernant le jugement R. c. Wilson. Dans ce cas, on considère l’application de ce qu’il est convenu d’appeler la loi sur les « bons samaritains », laquelle accorde aux personnes qui se trouvent sur les lieux d’une urgence liée aux drogues une immunité en matière de poursuites judiciaires relatives à la possession de drogues ou à d’autres infractions. On demandera à la Cour suprême du Canada de répondre à la question suivante :

    Le Code criminel autorise-t-il l’arrestation d’une personne qui se trouve sur les lieux d’une « surdose » pour un délit de possession simple de drogues même si cette personne peut en définitive être à l’abri de toute inculpation ou condamnation liée à cette infraction?

    Les présentateur·trice·s :

    • Maxime Bédard, avocat, Daniel Brown Law LLP
    • DJ Larkin, avocat, directeur général, Coalition canadienne des politiques sur les drogues
    • Corey Ranger, président, Association des infirmiers et infirmières en réduction des méfaits
    • Louis Letellier de St-Just, avocat, president, Association des intervenants en dépendance du Québec

    QUOI : une présentation conjointe en ligne d’une coalition d’organisations qui interviendra à la Cour suprême du Canada le 14 janvier concernant le jugement R. c Wilson. Une période de questions pour les médias est prévue. La présentation sera en anglais et français avec traduction simultanée.

    QUAND : le lundi 13 janvier 2025 | de 10 h à 10 h 45 HNP | de 13 h à 13 h 45 HNE

    OÙ : en ligne – cliquez ici pour vous inscrire 

    POURQUOI : La disposition sur les bons samaritains a été adoptée dans le cadre de la démarche de santé publique du Canada à l’égard de l’usage de substances. Elle a pour but d’encourager les personnes à demeurer sur les lieux d’une urgence médicale liée aux drogues, à fournir les premiers soins et, ultimement, à sauver des vies et à prévenir des blessures. Les personnes intervenantes demanderont à la Cour suprême de veiller à ce que cette loi remplisse son objectif, soit de prévenir les conséquences dévastatrices et évitables des urgences médicales liées aux drogues. Pour ce faire, la Cour doit accorder la priorité à la réduction des méfaits, promouvoir la clarté en ce qui a trait à l’application de la loi, et s’assurer que tout examen de l’objectif de la loi est exempt de biais latents. 

    -30-

    Document d’information :

    • Explication du jugement R. c. Wilson
    • Sommaire des arguments de la coalition d’intervenants

    Contact média : Jessica Hannon : [email protected]

  • Canadian Drug Policy Coalition/ Doalition canadienne des politiques sur les drogues

    [WEBINAR] Getting to Tomorrow: 7 Actions to End the Unregulated Drug Crisis

    Join the Canadian Drug Policy Coalition for our upcoming webinar “Getting to Tomorrow: 7 Actions to End the Unregulated Drug Crisis” where we’ll launch the final report of the three-year cross-country dialogues project, Getting to Tomorrow.  

    When? December 4th, 2024
    Time? 10am PST | 11am MT | 12pm CT | 1pm ET | 2pm AT
    Where? Online registration

    This is the final report from a series of dialogues held across Canada, from New Brunswick to the Yukon. More than 800 people across 13 communities came together to discuss the impacts of our current drug laws and envision solutions to end the unregulated drug crisis.  

    You’ll hear from a panel of experts working in communities across the country. Together we’ll discuss the themes that emerged from this work, delve into the recommendations in today’s context, and explore how we can collaborate to build stronger, safer communities for everyone. 

    We hope you will join us online to learn from those working in communities across the country.

  • Canadian Drug Policy Coalition/ Doalition canadienne des politiques sur les drogues

    Government of Ontario Attempting to Force Through Deadly Drug Policy Bill

    This statement can be attributed to the Canadian Drug Policy Coalition, the Drug Strategy Network of Ontario, and the HIV Legal Network.

    November 27, 2024 — Toronto, ON | We are watching with grave concern as the Government of Ontario attempts to force through radical legislation that will eliminate life-saving supervised consumption services (SCS) and prevent access to other evidence-based responses to an unregulated drug crisis that is killing 10 people in Ontario every single day. 

    We appeal to the government to withdraw their time allocation motion. Experts in the care for people with substance use disorder and other people who use drugs are anxious for the opportunity to speak to Committee about this bill and the devastating effects it will have on Ontarians. The opportunity for such expertise to inform the contents of this Bill is an opportunity afforded by our parliamentary democracy for good reason. It ensures that our laws are informed by evidence and lived experience.

    “The government’s attempt on Tuesday to force this devastating bill through the legislature — without debate or committee study — sent a very clear messages to all people in this province: democratic process doesn’t matter, evidence doesn’t matter, and the workload of health, medical, social service and first response workers doesn’t matter,” says Michael Parkinson of the Drug Strategy Network of Ontario. “Most frighteningly, the government is saying that people’s lives in Ontario do not matter.”

    The Premier and Health Minister are well aware of the appalling consequences that will follow if these vital health services are prohibited. “The government has been warned by their own internal counsel of the devastation expected to occur in communities across Ontario, particularly among Black, Indigenous, and low-income people,” says Beeta Senedjani of the Canadian Drug Policy Coalition. “This bill would legislate an increase in deaths of our loved ones, public drug use in our neighbourhoods, and healthcare costs that will affect all taxpayers.” In bypassing debate and committee review, the Ontario government would silence elected representatives, community members, and public health and scientific experts who would have provided the evidence that SCS are, unequivocally, in the public interest.

    According to both internal government advice and independent evaluations, it is widely expected that this proposed law will:

    • Kill, injure, or otherwise harm people in Ontario by removing their access to life-saving harm reduction services in the event of an overdose emergency; 
    • Increase drug use in public places such as parks and school yards; 
    • Increase the chances of people, including children, witnessing overdose emergencies; 
    • Increase the amount of discarded drug use equipment in public spaces; 
    • Increase the workload for already overburdened first responders, hospital emergency rooms, and other frontline staff; 
    • Reduce ambulance availability for all members of the public; and 
    • Increase costs to taxpayers.

    There is near-unanimous consensus about the negative impacts these impending closures will have, of which the Government of Ontario is aware and is willfully choosing to ignore. Ample studies, including internal government reports and independent evaluations, consistently demonstrate the public health and safety benefits of SCS. Ontario’s supervised consumption services have recorded 1.12 million visits from 178,000 unique clients since March 2020, according to a recent report, and have successfully reversed 22,000 overdoses and facilitated more than 530,000 service referrals to housing, case management, substance use treatment, and more. Additionally, data from Toronto demonstrate that neighbourhoods with supervised consumption services subsequently experienced 67 per cent reductions in overdose mortality, while other neighbourhoods showed no significant decreases. These services are desperately needed. 

    SCS also reduce public drug use and discarded drug use equipment. Contrary to the Ontario government’s claims that crime has increased in neighbourhoods with SCS relative to other neighbourhoods, a recent study found decreases in rates of homicide, assault, and robbery in the vicinity of an SCS after opening.

    If passed as drafted, Ontario would soon see the dire impact of government officials determining health policy based on opinions, ideology, and political calculations instead of public interest. “Our loved ones will die. Our communities will suffer. The Government of Ontario knows this, and is proceeding with reckless abandon,” says Sandra Ka Hon Chu of HIV Legal Network. “Our organizations — and many others across the province, country, and globally — will continue to advocate for SCS to remain open.” 

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    Media Contacts: 

    For more information about SCS and the current state of the law in Canada, see this recent report from the HIV Legal Network: https://www.hivlegalnetwork.ca/site/scaling-up-supervised-consumption-services-what-has-changed-in-canada/?lang=en