En tant qu’organisations œuvrant à l’avancement de politiques fondées sur les droits de la personne et la santé publique, le Réseau juridique VIH et la Coalition canadienne des politiques sur les drogues condamnent fermement la décision du gouvernement de l’Alberta de fermer les derniers sites de consommation supervisée à Calgary et à Lethbridge, et demandent instamment qu’elle soit annulée immédiatement. Si on la laisse faire, cette décision politique entraînera la mort évitable d’êtres chers, l’augmentation des taux de blessures évitables et de transmission du VIH et de l’hépatite C, l’augmentation de la pression sur des services d’urgence surchargés, et l’augmentation de la consommation de drogues et des débris dans les espaces publics.
Les preuves de ces problèmes sont bien établies depuis des décennies. Nous notons que le gouvernement de l’Alberta tente d’appuyer sa décision sur sa propre étude de six mois, qui contredit les preuves accablantes démontrant les effets néfastes sur les communautés de la fermeture d’un site. En Ontario, les fermetures de sites de consommation supervisée ont été associées à plusieurs préjudices au cours de l’année écoulée, notamment à une forte augmentation des toxicités liées aux opioïdes traitées par les services médicaux d’urgence (+69,5 %) et des visites aux services d’urgence pour des toxicités liées aux opioïdes (+67 %), ainsi qu’à une augmentation des décès dans des résidences privées et en plein air.
En tant qu’experts en politique des drogues, nous soulignons que le taux de décès par toxicomanie est directement influencé par la composition et la volatilité de l’offre de drogues non réglementée, qui échappe actuellement à la surveillance et au contrôle de tout organisme de réglementation. Il est choquant de constater que le gouvernement de l’Alberta affirme qu’il est temps de fermer ces sites parce que les décès par overdose ont chuté “d‘environ 39 %” depuis le pic atteint en 2023. Mais 602 personnes ont perdu la vie en seulement six mois en 2025. Nous sommes toujours au cœur d’une crise des drogues toxiques, et les sites de consommation supervisée sont essentiels pour réduire le nombre de décès par overdose. L’élimination d’un outil de prévention des overdoses essentiel et fondé sur des preuves défie toute logique.
Le site de consommation supervisée de Calgary a répondu à lui seul à 475 événements liés à la drogue au cours des trois premiers trimestres de 2025. Pour être clair, ces chiffres représentent des vies qui auraient été perdues sans l’existence de services de consommation supervisée.
Les personnes qui consomment des drogues à Calgary et à Lethbridge perdront une bouée de sauvetage lorsque ces sites fermeront en juin 2026. Supprimer l’accès à l’un des outils les plus probants et les plus éprouvés pour réduire les décès et les blessures évitables liés à la drogue est un choix irréfléchi dont les conséquences sont évidentes : davantage de souffrances inutiles. Dans le contexte d’une offre de drogues volatile, toxique et non réglementée, les services de consommation supervisée sont un élément essentiel d’une approche plus large qui inclut l’accès à un traitement volontaire, réglementé et fondé sur des données probantes. L’augmentation des investissements dans les services de traitement basés sur l’abstinence ne remplace pas le service unique et salvateur fourni par la consommation supervisée. Il est bien établi que la recherche de l’abstinence, pour ceux qui le souhaitent, n’est pas un processus linéaire. Par exemple, le risque accru d’overdose mortelle après un traitement de la toxicomanie est bien documenté. En garantissant la disponibilité d’une gamme de services fondés sur des données probantes, y compris la consommation supervisée, nous sommes mieux à même de soutenir les gens et de réduire le nombre de décès évitables. La réduction des méfaits et l’accès aux services de traitement volontaire vont de pair.
Nous sommes solidaires des personnes qui consomment des drogues et de leurs familles, ainsi que des travailleurs de première ligne qui subiront les effets néfastes de cette décision politique. Nous nous engageons à travailler avec nos alliés en Alberta pour faire avancer une politique de lutte contre la toxicomanie fondée sur des données probantes et créant des communautés plus sûres et plus saines pour tous les membres de notre société, quelle que soit leur relation avec la toxicomanie.
Le le Réseau juridique VIH et la Coalition canadienne des politiques sur les drogues demandent au gouvernement de l’Alberta de revenir immédiatement sur cette décision.
L’honorable Doug Ford, député provincial Premier ministre, ministre des Affaires intergouvernementales Par courriel : [email protected] | [email protected]
L’honorable Sylvia Jones, députée provinciale Vice-premier ministre, ministre de la Santé Par courriel : [email protected] | [email protected]
L’honorable Vijay Thanigasalam, MPP Ministre délégué à la santé mentale et aux toxicomanies Courriel : [email protected] | [email protected]
Monsieur le Premier ministre Ford, Monsieur le ministre Jones et Monsieur le ministre délégué Thanigasalam,
RE : Suppression de tous les sites de consommation supervisée en Ontario
Au nom des organisations signataires ci-dessous, nous vous demandons instamment de reconsidérer la décision de supprimer les huit derniers sites de consommation supervisée (SCS) financés par la province en Ontario. Les preuves en faveur des SCS – qui vous ont été fournies par le personnel et les rapports internes, ainsi que les recommandations du médecin hygiéniste en chef de l’Ontario et de l’Association des chefs de police de l’Ontario, entre autres – sont sans équivoque et validées par des décennies de recherche. Les SCS préviennent les décès, les blessures et les autres effets négatifs sur la santé dont souffrent de manière disproportionnée les Ontariens qui consomment des drogues, réduisent le fardeau des premiers intervenants, du personnel hospitalier et du personnel des services sociaux, qui sont surchargés, et réduisent à la fois la consommation de drogues et les débris de drogues dans le public.
Les huit sites qui risquent de fermer en juin 2026 ont desservi 120 997 personnes et inversé 15 402 surdoses tout en maintenant ou en améliorant la sécurité de la communauté et en fournissant de nombreux services complémentaires, y compris des soins de santé primaires. Ces sites fournissent directement aux personnes des possibilités de traitement de la toxicomanie et de la santé mentale, ou les mettent en contact avec elles, et ont réduit la charge fiscale de l’Ontario de plusieurs millions de dollars par an grâce à la prévention de la transmission du VIH et de l’hépatite C. Les données recueillies à l’échelle de l’Ontario à la suite de la fermeture des 2025 SCS révèlent une forte augmentation du recours aux services médicaux d’urgence (+69,5 %) et aux services d’urgence (+67 %) pour les surdoses liées aux opioïdes, ainsi qu’une augmentation du nombre de décès dans les résidences privées et en plein air.
Les SCS sont une partie essentielle de l’écosystème des soins communautaires qui comprend une grande variété de traitements et de soutiens très appréciés par les communautés locales – et qui ne sont disponibles nulle part ailleurs. Bien que les centres HART offrent certains soutiens, ils ne peuvent pas remplacer les SCS et les soins d’urgence à faible barrière qu’ils offrent lorsque les personnes sont victimes d’une overdose mettant leur vie en danger. L’exclusion intentionnelle des SCS dans les HART Hubs ainsi que l’interdiction de la distribution d’aiguilles et de seringues créent des obstacles inutiles à l’accès aux soins de santé et aux services sociaux. Le choix de supprimer ces services représente non seulement la perte de soins d’urgence dont on a désespérément besoin, mais aussi la rupture des relations entretenues entre les prestataires de soins de santé et les personnes qui consomment des drogues – relations qui constituent une voie d’accès à d’autres formes de soutien. Par exemple, si une personne choisit l’abstinence, les SCS peuvent l’aider à entrer en contact avec des soins fondés sur l’abstinence.
Notamment, les délais d’attente pour les services de gestion du sevrage, les services ambulatoires et les établissements résidentiels de traitement des addictions financés par l’État en Ontario peuvent souvent durer plusieurs mois, malgré les recommandations formulées depuis 2017 en faveur d’un traitement des addictions universel, fondé sur des données probantes, accessible au public et volontaire, sur demande. En outre, la recherche de l’abstinence est loin d’être un processus linéaire. À la suite d’un traitement, le risque immédiatement accru d’overdose potentiellement mortelle est bien documenté. En Ontario, le traitement est également fourni dans le contexte d’une industrie non réglementée où n’importe qui peut offrir des services. Les SCS maintiennent les gens en vie jusqu’à ce qu’un traitement soit disponible ou jusqu’à ce qu’ils puissent atteindre leurs propres objectifs, y compris, mais sans s’y limiter, l’abstinence.
Les lois et les politiques efficaces doivent être fondées sur des preuves, et le transfert du financement des SCS ailleurs n’est pas soutenu par des preuves ou par le public en général. La suppression du financement des SCS en Ontario nuira aux personnes les plus marginalisées de nos communautés, à savoir les sans-abri, les personnes vivant dans l’extrême pauvreté et les personnes qui consomment des drogues criminalisées. Les appels urgents sont clairs de la part des résidents endeuillés de l’Ontario, des personnes qui consomment ou servent des personnes qui consomment des drogues non réglementées, des professionnels de la santé, des experts en sécurité communautaire, et bien plus encore : Les SCS sont un service essentiel qui a besoin d’être étendu, et non éliminé.
Les décideurs politiques disposent d’une formidable richesse d’expérience et d’expertise sur les questions de consommation de substances psychoactives en Ontario. Nous encourageons et restons ouverts au dialogue.
Nous demandons instamment l’annulation de la décision de défaire le SCS.
Signé,
Coalition canadienne des politiques sur les drogues Réseau de stratégie antidrogue de l’Ontario Réseau juridique VIH ANCS Sénégal 2-Peuples inspirés des 1ères nations 2039192 Ontario Inc Un utérus avec vue Services juridiques autochtones Access Alliance Action Hépatite Canada Adam Newman MPC Services de toxicomanie du centre de l’Ontario Addictions et santé mentale Ontario Centre de défense des locataires de l’Ontario Réseau africain des personnes qui consomment des drogues (AfricaNPUD) Alliance pour les droits et le sida en Afrique australe Programme ontarien pour le deuil et la résilience en matière de sida (ABRPO) Comité du SIDA de Terre-Neuve et du Labrador Comité du sida de la région de Durham Comité du SIDA d’Ottawa SIDA Nouveau-Brunswick AIVL akzept e.V. Bundesverband für akzeptierende Drogenarbeit und humane Drogenpolitik (Association fédérale pour la lutte contre la toxicomanie et la politique humaine en matière de toxicomanie) Alliance pour des communautés plus saines Alliance pour mettre fin au sans-abrisme Ottawa Amnesty International Canada (ES) Diocèse anglican de Toronto Anishnawbe Health Toronto AQPSUD ARCH Disability Law Centre (Centre juridique pour les personnes handicapées) ArtHouseTO Asian Community AIDS Services (services de lutte contre le sida de la communauté asiatique) Association des intervenants en dépendance du Québec Association pour une politique humaine en matière de drogues, Norvège Association pour la santé publique du Québec Awen Consulting Services (Renforcement des capacités internationales en matière de réduction des méfaits) Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique BC-Centre d’excellence en matière de VIH/SIDA Being Alive/Coalition d’action des personnes atteintes du sida Blood Ties Four Directions Centre BOOM Santé Bras outaouais Services communautaires Breakaway Bronx Movil Butterfly – Réseau de soutien aux travailleurs du sexe asiatiques et migrants CACTUS Montréal Conseil de Cambridge sur le vieillissement Association canadienne des libertés civiles Fédération canadienne des infirmières et infirmiers en santé mentale Association canadienne pour la santé mentale – Sudbury/Manitoulin Association canadienne pour la santé mentale – Champlain Est Association canadienne pour la santé mentale, Ontario CanHepC Les soins dans le chaos Casey House CASON CATIE Connexions communautaires CAYR Centre de toxicomanie et de santé mentale Centre d’évaluation de la politique des drogues Centretown Citizens Ottawa Corporation Centre de santé communautaire de Centretown Changemark Recherche + Évaluation Église de St Stephen-in-the-Fields Clinique juridique Grand-Nord Legal Clinic Clinique médicale Coderix Projet de santé communautaire à Los Angeles Centre de recherche communautaire (CBRC) Clinique de traitement complet Clinique de traitement global – Initiatives communautaires Cornerstone Housing for Women Cranstoun SCFP 3903 SCFP 5536 Section locale 5399 du SCFP SCFP Ontario DAP Santé Réduction des méfaits Davenport 4 Palestine Centre de santé communautaire et de quartier de Davenport-Perth ORG délibératif Santé communautaire DIY Timmins Médecins pour une politique des drogues plus sûre Dopamine Dr Joel Voth Medicine Professional Corporation Services d’injection de drogues à Canterbury Trust (NZ) EACH+EVERY : Les entreprises pour la réduction des méfaits Société de justice pénitentiaire de la côte Est Centre de santé communautaire d’East End Éléments Élever l’ONEM Clinique juridique d’Elgin-Oxford Société Elizabeth Fry du Nord-Ouest de l’Ontario Association eurasienne de réduction des méfaits (EHRA) European Network of People who Use Drugs CLG Evangel Hall Mission Families for Addiction Recovery (FAR) Feast Centre for Indigenous STBBI Research FightBack ! KW Centre de santé de Flemingdon Ministères de Fontbonne Les avant-bras du centre de changement pour permettre à la communauté de s’épanouir Fred Victor Freddie Alliance pour la santé sexuelle des hommes gays Centre George Hull pour les enfants et les familles Centre de crise Gerstein Les grands-mères agissent pour sauver la planète (GASP) Guelph & Wellington Poverty Elimination Collaborative (collaboration pour l’élimination de la pauvreté) Centre de santé communautaire de Guelph Harlem United Réduction des méfaits en Australie Harm Reduction Nurses Association / L’association des infirmiers et infirmières en réduction des méfaits Health Equity Alliance of Nova Scotia (Alliance pour l’équité en matière de santé de la Nouvelle-Écosse) Les prestataires de soins de santé contre la pauvreté Coalition pour des soins de santé pour tous Droit à la santé 360 Feuille de route pour l’élimination de l’hépatite C en Ontario Clinique juridique du VIH et du sida de l’Ontario (HALCO) HIV Justice Network Homeless Youth Alliance HOPS – healthy options project Skopje House Of Sophrosyne Housing Works, Inc. Clinique juridique communautaire de l’IAVGO Centre d’action pour la sécurité du revenu (CASR) Réseau indigène de réduction des méfaits Réseau indonésien de réduction des méfaits Équipe de santé familiale du centre-ville Programme de santé et de bien-être dans les quartiers défavorisés, Université de l’Alberta Institut RIA Interfaith Grand River Réseau international des personnes qui consomment des drogues Réseau international sur la santé, les hépatites et la toxicomanie (INHSU) Dans l’esprit extérieur IRIS Estrie Centre Jean Tweed Anciens élèves de JM Drama Centre John Humphrey pour la paix et les droits de l’homme Kensington Health Services juridiques communautaires de Kensington-Bellwoods Kickstart Medical L’insurrection de Kootenay pour un approvisionnement sûr Centre de santé communautaire LAMP Association du village de Langs Farm (Langs) Assistance juridique de Windsor Lembaga Bantuan Hukum Masyarakat (en anglais) Centre d’études sur la folie Université de York Les Magpies placent un volontaire pour la sensibilisation Ligne principale Arbre de mai Médecins du Monde Canada – Doctors of the World Canada Médecins du Monde International Network META:PHI Metzineres sccl Mindful Nurse Gardener Inc. Les mamans arrêtent le mal Mothercraft, Rompre le cycle Services communautaires et de santé de Moyo Réseau des femmes mozambicaines Initiative “Mon cerveau, mon choix” (Allemagne) Coalition nationale pour la réduction des méfaits National Overdose Response Service National Right to Housing Network Native Child and Family Services of Toronto Neighbourhood Legal Services Neighbourhood Legal Services (London & Middlesex) Inc. Association antiraciste de la région de Niagara Infirmière 2 Infirmière Soutien par les pairs Oasis unité mobile d’intervention OCRINT Stratégie ontarienne de lutte contre le VIH/sida chez les autochtones Réseau ontarien de lutte contre le sida Organisation pour la prévention de la souffrance intense (OPIS) Ostrowski Medicine Professional Corporation PACT de rue PAN Centre d’activités et de loisirs Parkdale (PARC) Parkdale Community Legal Services Centre de santé communautaire Parkdale Queen West PASAN (Prisoners with HIV/AIDS Support Action Network – Réseau d’action de soutien aux prisonniers atteints du VIH/sida) PATH : Peterborough Action for Tiny Homes (Action de Peterborough pour les petites maisons) Alliance PEERS Société de prévention des overdoses de Penticton et de la région (P+OPS) Mouvement populaire pour la santé – Canada Planning familial de Toronto Vie positive Niagara Pozitive Pathways Community Services Fondation PREKURSOR Reach Out Chatham Kent (ROCK) RECAP Collectif RECLAIM Soins de rétablissement Centre de santé communautaire de Regent Park Ministère de la communauté de Regent Park Connexion régionale VIH/SIDA Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario (RNAO) Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario, Sudbury et district Réseau ACCESS Network Respect Rx Pharmacy Cadres retraités pour l’équité sociale Rideauwood Addiction and Family Services Redresser les relations au Canada Réseau de santé des refuges Shelter Housing Justice Network (réseau pour la justice en matière de logement) Centre d’apprentissage familial Skana Skoun, Centre libanais de lutte contre les dépendances Programme d’échange de seringues et de prévention des overdoses SLO Bangers Centre de développement social de la région de Waterloo Planification sociale Toronto Réseau sud-africain des personnes qui consomment des drogues Clinique juridique sud-asiatique de l’Ontario Centre de soins de santé de Riverdale Sud Centre St Felix Michael’s Homes Chats de rue YYC Rue Haven Réseau des infirmières de rue Réseau d’éducation et de prévention des surdoses (SOPEN) Réseau de santé pour l’utilisation de substances Société de prévention des surdoses temporaires de Sudbury Équipe de santé familiale du Pays du Soleil Couchant Le Centre Ally du Cap-Breton Le Centre de psychologie et de régulation des émotions Le Centre Gilbert pour les services sociaux et d’assistance The Neighbourhood Group Services communautaires La mission d’Ottawa La Fondation Peterson Le projet Seeking Help Le projet de trottoir Prévention et soutien en matière de VIH dans le cadre du programme Thrive Conseil de santé de Toronto Alliance pour la réduction des méfaits de Toronto (THRA) Réduction des méfaits chez les autochtones de Toronto Société de prévention des overdoses de Toronto Le service de vérification des drogues de Toronto et la communauté de vérification des drogues de l’Ontario Tracking(IN)Justice Project Unison Health and Community Services Up North Harm Reduction Vibrant Community Health VIRCAN Care & Research Inc. Bureau de Washington sur l’Amérique latine Services juridiques communautaires de la région de Waterloo Équipe d’action antidrogue de la région de Waterloo Centre d’accueil pour les femmes et les familles Stratégie antidrogue de Wellington Guelph Maison de quartier de l’Ouest Initiative sur les femmes et le VIH/sida Services communautaires WoodGreen Les travailleurs pour une politique éthique en matière de consommation de substances psychoactives Jeunesse RISE YWCA Toronto
Les sites de consommation supervisée (SCS) et les sites de prévention des overdoses (OPS) sont des interventions essentielles, basées sur des preuves, qui sauvent des vies. En Ontario, on estime que 6 à 7 personnes meurent chaque jour à cause de l’approvisionnement en drogues toxiques et non réglementées.
Malgré cela, le gouvernement provincial a de plus en plus restreint l’accès à ces services essentiels par des coupes budgétaires et des réglementations plus strictes. En réponse, les communautés prennent des mesures. Des organisations de base, des bénévoles et des défenseurs de la réduction des méfaits interviennent pour assurer le fonctionnement indépendant du SPO et répondre aux besoins locaux urgents.
Ce document donne un aperçu des principales considérations juridiques pour les personnes et les groupes impliqués dans le soutien ou la gestion d’un SPO en Ontario.
Dear Minister Jones and Associate Minister Tibollo,
RE: Supervised Consumption Services site closures due to lack of funding from Ministry of Health
This is a follow up to our letter dated March 4 2024 regarding the need to implement emergency funding for supervised consumption services, to which we have received no response. Ontario’s drug poisoning death rate – now approximately one Ontario resident dying every 2 ½ hours – is dire.
We reiterate our urgent request that the Ministry of Health provide immediate funding for supervised consumption services (SCS) in Ontario, and to act collaboratively and with transparency to deliver life-saving services for existing and future applications for SCS under the provincial Consumption and Treatment Services (CTS) model. We urge the Ontario government to respect the needs of local municipalities, end the deadly and discriminatory delays, and provide relief for emergency responders in establishing evidence-based health and social supports via SCS.
While treatment and recovery options must be made available to all who wish to access these services, it is paramount that a spectrum of harm reduction services and other health and social supports are immediately scaled up. We remind the government that hundreds of people have died who were not diagnosed with a substance use disorder and would not have been eligible for addiction treatment services. The Ontario government’s ongoing delays further entrenches stigma and discrimination while contributing to needless and preventable deaths, injuries, grief and trauma.
Tragically, since our previous letter, supervised consumption services sites in Timmins and Sudbury, where applications have been awaiting a response from the province for 16 months (Timmins) and 33 months (Sudbury), have been forced to shut their doors in June 2024 and March 2024 respectively, along with the Windsor site (application submitted 21 months ago) which was forced to shut down in December 2023, leaving an increasing number of local communities without the necessary services to prevent overdose-related death. In Barrie, applicants have been forced to rescind their application submitted two and a half years ago due to the unsustainability of maintaining rental payments for a location without having any confirmation of funding nor timelines from your government. It is unacceptable that the provincial government is acting as the central roadblock in establishing urgently needed life-saving services, despite local support and significant local investment into these services that will all go to waste.
The 2023 annual report of the Chief Medical Officer of Health recommended that Ontario increase access to harm reduction services, like supervised consumption services, as part of a fulsome response. The Association of Municipalities of Ontario, the Association of Local Public Health Agencies, and Addictions and Mental Health Ontario are among the many, many organizations urging immediate action establishing new SCS sites. Data shows that there were an estimated 3,812 drug-related deaths in 2023, and an additional 1,842 suspected-drug toxicity deaths in the first six months of 2024. In Timmins, Windsor and Sudbury, the opioid toxicity mortality rate is nearly three times the provincial average. There is a dearth of supervised consumption services in northern Ontario contributing to service inequities between the north and south.
This crisis has worsened under the current provincial government, with deaths totaling more than 21,000 Ontario residents since 2018. Given the inordinate delays and lack of transparency in providing timely funding for simple, life-saving services, we are concerned about this government’s unwillingness to adequately implement a successful holistic and comprehensive provincial drug strategy.
We reiterate our calls to:
Immediately provide direct emergency funding to supervised consumption services (SCS) sites that have submitted their Consumption and Treatment Services (CTS) applications to the province and have closed due to lack of provincial funding.
Urgently provide, improve, and sustain uninterrupted provincial funding for SCS, including inhalation, and ensure equity in regional service availability, particularly in northern communities.
Phase out the Consumption and Treatment Services (CTS) approach to funding SCS, which requires additional and overly stringent conditions over and above Health Canada’s requirements.
In the interim, immediately remove the cap on the number of funded SCS sites and the prohibition on inhalation services under the provincial CTS model.
In the interim, introduce transparency and an expedited 30-day timeline for responding to applications under the provincial CTS model.
Introduce a low-barrier process by which community organizations can seek provincial funding for SCS.
Integrate SCS into Ontario’s core funded healthcare system with ongoing, integrated funding and resources.
Meet with us by September 13.
Signed by,
DJ Larkin, Executive Director, Canadian Drug Policy Coalition
Dear Minister Jones and Associate Minister Tibollo,
RE: Supervised Consumption Services site closures due to lack of funding from Ministry of Health
We write to you with grave concern regarding the Ontario government’s inaction in ensuring the provision of urgently needed supervised consumption services (SCS) amidst a worsening public health emergency caused by the toxic unregulated drug supply. We are calling on you to immediately provide direct emergency funding on or before March 29 to SCS sites that have submitted their applications to the province and are under imminent threat of closure or have closed due to lack of funding, eliminate the Consumption and Treatment Services (CTS) approach to funding SCS and urgently provide, improve, and sustain uninterrupted provincial funding for SCS that includes inhalation services.
Unregulated drugs of unknown contents and potency are driving increased deaths, hospitalizations, injuries and trauma across Ontario, with an estimated 3,644 drug-related deaths in 2023. Several communities in Ontario have declared a state of emergency due to drug toxicity deaths. SCS, and particularly low-barrier overdose prevention sites, are a necessary emergency response to this crisis and must be immediately scaled up. In 2018, the Ontario government arbitrarily capped funding to only 21 CTS. Six years later, the government has still not delivered on funding 21 sites. Despite overwhelming need and local support, the Ontario government has approved and funded only 17 CTS locations across the entire province. Only one of these is located in northern Ontario (NorWest Community Health Centre in Thunder Bay). Meanwhile, the toxic unregulated drug crisis has taken far too many lives since 2018 – nearly 20,000 and rising, with many more family and friends left grieving.
In the context of this preventable public health emergency, urgent action is required. There are at least five submitted applications for CTS sites that have been inordinately delayed by the Ontario government in Sudbury (30 months since application was submitted), Barrie (28 months), Windsor (19 months), Timmins (13 months), and Hamilton, where the application was withdrawn in October 2023 after two years, in part due to the Ontario government’s delays and lack of transparency in providing the necessary approvals and funding to sustain the site. These delays are unacceptable and deadly.
The tragedy of an isolated instance of gun violence in Toronto must not prevent people in diverse locations across the province from accessing vital health services any longer. The Ontario government’s decision to stop processing applications altogether for more than seven months is punitive and irresponsible. After the significant years of work and investment in each community to prepare the onerous applications under the provincial CTS model, to secure a suitable location and community support, and – in the case of Sudbury, Windsor and Timmins where the sites have been established with municipal stopgap funding – to hire and train staff and build trust and service uptake amongst people who use drugs, these sites are at imminent risk of closure or have been forced to close due to a lack of provincial funding. It should not fall to municipalities to fund healthcare services, which are a provincial responsibility. Moreover, management of these sites is extremely challenged by the Ontario government’s lack of transparency and accountability regarding site funding and approval timelines. In the case of Windsor, lacking the much-needed provincial support, the site has been forced to close.
Of the regions with submitted, pending CTS applications, data released in 2024 from the Office of the Chief Coroner indicates that three of these regions have amongst the ten highest mortality rates in the province: Timmins, Windsor and Sudbury each have an opioid toxicity mortality rate that is nearly three times the provincial average. Further, inhalation now accounts for significantly more overdose deaths than injection in Ontario, according to data from the Office of the Chief Coroner, yet the current CTS model continues to prohibit inhalation services. Services must be designed and supported to reflect the magnitude of the crisis and the data regarding regional need and modalities of drug use.
Failure to equitably provide for lifesaving health services like SCS is discriminatory and violates the right to life and security of the person for people who use drugs. The inordinate delays in processing applications, onerous requirements and lack of inhalation services under the provincial CTS model are also fiscally irresponsible, unsustainable and ineffective for the provision of a service that is fundamentally necessary amidst the worsening public health emergency that is the toxic unregulated drug crisis.
SCS are evidence-based, highly effective, and must be recognized as an integral part of Ontario’s publicly funded healthcare system. As such, these services must be universally available wherever there is need. These sites relieve the burden from overtaxed emergency first responders and are not complex to implement; they require an accessible location, oxygen, naloxone, sterile medical and first aid supplies, and supervising staff. It is indefensible as a matter of public health and fiscal policy that we currently have a two-tiered healthcare system where SCS are available in some southern Ontario communities and not in northern Ontario. It is a violation of the fundamental rights to equality and security of the person.
We call for urgent action from the province, commensurate with the magnitude of the crisis our communities are facing. It is vital that the Ontario government embrace a harm reduction approach to substance use, which centres the dignity, health and safety of people who use drugs while providing pathways to care, services, and community.
We are calling on the Ontario government to:
Immediately provide direct emergency funding on or before March 29 to supervised consumption services (SCS) sites that have submitted their Consumption and Treatment Services (CTS) applications to the province and are under imminent threat of closure or have closed due to lack of funding.
Urgently provide, improve, and sustain uninterrupted provincial funding for SCS, including inhalation, and ensure equity in regional service availability, particularly in northern communities.
Phase out the Consumption and Treatment Services (CTS) approach to funding SCS, which requires additional and overly stringent conditions over and above Health Canada’s requirements.
In the interim, immediately remove the cap on the number of funded SCS sites and the prohibition on inhalation services under the provincial CTS model.
In the interim, introduce transparency and an expedited 30-day timeline for responding to applications under the provincial CTS model.
Introduce a low-barrier process by which community organizations can seek provincial funding for SCS.
Integrate SCS into Ontario’s core funded healthcare system with ongoing, integrated funding and resources.
Meet with us by March 13.
We look forward to hearing from you as soon as possible on this urgent matter.
Signed by,
DJ Larkin, Executive Director, Canadian Drug Policy Coalition
A misinformation campaign around public use legislation distracts from real solutions
January 31, 2024 | One year ago today, British Columbia decriminalized personal possession of small amounts of some drugs in limited locations in a three-year pilot project. Since then, an organized political campaign has spent time and money to cloud public perception and discredit evidence-based efforts. Let’s cut through the rhetoric and talk about what is and isn’t working with decriminalization, and what a better way forward could be.
It’s understandable people are concerned, as drug poisoning deaths reach their highest-ever levels: with 2511 deaths last year alone, communities across B.C. feel the impact of this crisis. Under decriminalization, adults carrying up to 2.5 grams of opioids, cocaine, methamphetamine and MDMA in specific places will not be subject to criminal charges: police cannot seize their drugs, arrest or charge them for simple possession. Instead, they are directed to services. The pilot excludes schools, childcare facilities, playgrounds, splash pads and skate parks, among other locations. Decriminalization has support amongst public health and policy experts, including B.C.’s provincial health officer and chief coroner.
If you think you are seeing more unhoused people than ever, you’re right – but not because of decriminalization. While drug use rates remain stable, homelessness has risen considerably: up 32 per cent across 11 Lower Mainland communities and 65 per cent in Surrey. Some critics wrongly attribute these worsening social issues to decriminalization. Content creators, treatment industry lobbyists and municipal mayors alike have blamed the policy for alleged spikes in public drug use, fuel for a politicized assault.
But decriminalization cannot build homes; open supervised consumption sites; undo decades of housing divestment; reverse generational traumas of colonization; create responsive health care systems; or influence the unregulated drug market. If the government was serious about tackling the drug poisoning crisis and finding solutions to public drug use, there are clear places to start. Scaling up permanent welfare-rate housing and renewing modular housing leases would reduce visible poverty. Opening overdose prevention services in every community, per the still-unfulfilled 2016 Ministerial Order, would create safer indoor spaces for use while facilitating access to healthcare and treatment, reducing emergency costs, and improving neighbourhood cleanliness.Most importantly, B.C. could prevent deaths by responsibly regulating the drug supply to standardize content, access and use, all while increasing tax revenue and diverting hundreds of millions of dollars of profit from organized crime.
Although evidence-based solutions exist, the government is choosing reactionary politics to push the poorest people in society out of voters’ line of vision. Despite existing limits on decriminalization, the Province introduced Bill 34, which encourages racist and anti-poor stereotyping, ordering police to remove people from public spaces based on suspected rather than observed drug use. Pushing unhoused people into isolation will increase overdose deaths and countless other social harms. So if you are upset about rising poverty and death despite decriminalization, please redirect your anger toward the politicians who care more about getting re-elected than building healthy, happy communities.
Authors:Anmol Swaich, SUDU (Surrey Union of Drug Users) Sarah Lovegrove, the EIDGE (Eastside Illicit Drinkers Group for Education) and Aaron Bailey
Anmol Swaich is a MSc student and Research Assistant in the Faculty of Health Sciences at Simon Fraser University and a Community Organizer with Surrey Union of Drug Users.
Aaron Bailey holds a Master of Science in Health Promotion from Queen’s University, serves as Program Coordinator at the Eastside Illicit Drinkers Group for Education (EIDGE) and supports operations of the VANDU Overdose Prevention Site.
Alors que 2016 tire à sa fin, nous nous remémorons le drame qui perdure au Canada; le nombre sans précédent de décès liés aux surdoses cette année. À la CCPD, nous prenons un moment avec vous, nos sympathisants, pour reconnaitre les répercussions dévastatrices de ce fléau sur les familles et communautés d’un bout à l’autre du pays. Nous pleurons avec ceux d’entre vous qui ont perdu des êtres chers et nous reconnaissons que ce drame aura des retombées à long terme sur chacun de nous. Nous voulons garder en mémoire ces membres importants de nos collectivités que nous ne verrons plus en 2017.
À l’aube de 2017, nous vous encourageons à vous impliquer au sein de votre communauté afin de renverser la situation. Comme il peut être difficile de savoir comment être utile, nous recommandons les mesures suivantes.
Façons de contribuer :
Communiquez avec vos gouvernements et autorités sanitaires locaux. Demandez à connaitre la manière dont ils collaborent avec les services d’intervention et de prévention en cas de surdose;
Faites don de votre temps, argent, ressources et autres formes de soutien, afin de venir en aide à vos organismes locaux de réduction des méfaits, au niveau de la rue;
Faites-vous défenseur de l’accès immédiat aux opiacés réglementés pour les consommateus de drogues. Le marché illicite est toxique;
Plaidez en faveur de l’expansion immédiate et vigoureuse des programmes de traitement de la toxicomanie aux opiacés, tels que les traitements de prescription médicale d’héroïne, l’accès aux traitements à l’hydromorphone, à la suboxone et à la méthadone.
Écrivez à votre député et appelez à la dépénalisation des consommateurs de drogues et à la réglementation de toutes les drogues illicites, pour mettre un terme au marché illicite une fois pour toutes.
De nombreux organismes partout au pays travaillent inlassablement à mettre fin à ce cauchemar. Vous pouvez faire votre part en soutenant leurs efforts. Vous trouverez ci-dessous quelques unes des organisations auxquelles nous faisons référence.
Si vous souhaitez apporter votre appui à la Coalition canadienne des politiques sur les drogues et soutenir nos efforts en faveur de nouvelles options politiques en matière de drogue au Canada, vous pouvez faire un don ici.
Soutenez dès maintenant vos services locaux de réduction des méfaits, ainsi que les efforts déployés par les secouristes afin d’assurer la sécurité de tous. Nous attendons avec impatience l’occasion de changer les choses en 2017.
Nous sommes conscients que des changements systémiques doivent être apportés pour faire en sorte qu’une telle situation ne se reproduise plus, pour que nos politiques en matière de drogues nous protègent mieux, mais à ce moment précis de 2016, nous désirons honorer les travailleurs sur les lignes de front qui oeuvrent pour sauver des vies dans nos colectivités.
Aux secouristes, nous tirons notre chapeau. Que vous soyez membre d’un regroupement pan-national de consommateurs de drogues, sur les premières lignes des services de réduction des méfaits, membre de la famille d’une personne ayant perdu la vie suite à une surdose, anéanti par cette perte mais défendant vigoureusement un changement au niveau de nos mesures de santé publique et politiques sur les drogues, bénévole pour un service local de réduction des méfaits ou dans un site éphémère d’injection supervisée dans une ruelle, ambulancier, pompier ou policier surmené répondant au nombre accablant d’appels d’urgence, infirmier ou docteur tentant de sauver une vie en salle d’urgence ou l’une des milliers de personnes assurant la prestation des services de première ligne d’un bout à l’autre du pays et ayant de la difficulté à répondre à la demande, nous vous remercions de vos efforts inlassables.
À tous ceux qui ont œuvré à améliorer la stratégie canadienne en matière de drogues, nous vous remercions du travail accompli cette année. Les progrès accomplis en 2016 ont été assombris par le désastre humanitaire qui se déroule dans un grand nombre de nos communautés, au moment où les gens meurent de surdoses à un niveau jusqu’ici jamais vu. Si nous ne travaillons pas déjà ensemble, nous vous invitons à communiquer avec nous. Plus que jamais, nous devons unir nos efforts.
Canada is known around the world as a leader in harm reduction. It is host to the first, and only supervised consumption site in North America, Insite, which has saved lives and helped to build a healthier community in one of the most at-risk neighbourhoods in the county. Unfortunately, the federal government has moved away from harm reduction and more towards a criminal approach to drugs. Of course, there is a way forward. In our policy brief, we make the case that not only should the federal government restore the harm reduction model, but expand upon what is already in place. Please click and read below.
The tragedy of drug overdose has increased dramatically in recent years. The rise of fentanyl, an extremely potent opioid, has dramatically increased overdose deaths in recent months. Policy change at the federal level is urgently needed. Fortunately, overdoses are preventable. From allowing for easier access to lifesaving medication such as naloxone, to testing the purity level of street drugs, there are several actions the government can take right now to put an end to these avoidable deaths. Our policy brief contains many commonsense policy solutions that the government can enact immediately. Please click and read.
Cannabis law is changing around the world. From the United States to Latin America, a wider consensus is growing that cannabis prohibition has failed to prevent both the sale and consumption of the plant for non-medicinal purposes. Public opinion in Canada and worldwide is experiencing a paradigm shift, and the mindset of policymakers needs to change with it. Clearly, an alternative strategy to this broken system needs to be taken seriously. In the following brief, we outline our strategic recommendations on how the federal government can end prohibition, and use its power to begin the process to create a regulatory system that works.
This post first appeared in the Centre for Addictions Research of BC’s blog Matters of Substance.
Despite the pragmatic nature of harm reduction programs, and their demonstrated ability to save lives, controversy still dogs efforts to scale-up harm reduction. One of the most misunderstood and controversial initiatives are safer consumption services (SCS).
In the last 20 years, SCS services (sometimes also known as safer injection services (SIS) have been integrated into drug treatment and harm reduction programs in Western Europe, Australia, and Canada. The focus of these services is facilitating people to safely consume pre-obtained drugs with sterile equipment. These services can be offered using a number of models including under the supervision of health professionals or as autonomous services operated by groups of people who use drugs.
The objectives of SCS include preventing the transmission of blood-borne infections such as HIV and hepatitis C; improving access to health care services for the most marginalized groups of people who use drugs; improving basic health and well-being; contributing to the safety and quality of communities; and reducing the impact of open drug scenes on communities.
Safer consumption services grew out of the recognition that low-threshold, easily accessible programs to reduce the incidence of blood-borne pathogens were effective and cost-effective. This was the conclusion of over 30 research studies on Vancouver’s own supervised injection site known as Insite.
Research has found that SIS services:
are actively used by people who inject drugs including people at higher risk of harm;
reduce overdose deaths — no deaths have occurred at Insite since its inception;
reduce behaviours such as the use of shared needles which can lead to HIV and Hep C infection;
reduce other unsafe injection practices and encourage the use of sterile swabs, water and safe needle disposal. Users of these services are more likely to report changes to their injecting practices such as less rushed injecting;
increase the use of detox and other treatment services. For example, the opening of Insite in Vancouver was associated with a 30% increase in the use of detoxification services and in Sydney, Australia, more than 9500 referrals to health and social services have been made since the service opened, half of which were for addiction treatment;
are cost-effective. Insite prevents 35 new cases of HIV and 3 deaths a year providing a societal benefit of approximately $6 million per year. Research estimates that in Sydney, Australia, only 0.8 of a life per year would need to be saved for the service to be cost-neutral;
reduce public drug use; and reduce the amount of publically discarded injection equipment; and
do not cause an increase in crime.
Professional groups such as the Canadian Medical Association, the Canadian Nurses Association, the Public Health Physicians of Canada, the Registered Nurses Association of Ontario, and the Urban Public Health Network have expressed their support for SCS.
Clearly it’s time to move beyond controversy and get on with creating more of these life-saving programs.